Villeneuve-sur-Lot : Un « Chop’ain » de plus pour Nathaël Bethencourt

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Sur le parvis, de la pâte à feuilleter

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Vendredi 16 juillet, rue Sainte-Catherine, Nathäel Bethencourt ouvrira sa « boulange » à mi-chemin entre commerce local et lieu culturel. Une synthèse de sa personnalité

Nathaël Bethencourt a alors pris ses aises dans la nouvelle boutique dénommée logiquement « Chop’ain 2 ». « Chop’ain 1 est désormais seulement un dépôt de pain que je fabrique, ici, rue Victor-Hugo. Il n’est plus ouvert que deux matinées par semaine, les jours de marché ».

Briocherie et pâtisserie

Chop’ain 2 a pris le relais pour l’accueil quotidien de la clientèle. « La boutique est restée fermée un mois avant que je rouvre les portes. Je craignais un peu de perdre de la clientèle en déménageant mais, en fait, j’en ai gagné. En plus des fidèles qui venaient au parvis et qui m’ont suivi jusqu’ici, j’ai récupéré ceux qui avaient l’habitude d’acheter leur baguette auprès des anciens boulangers ».

Et avec un espace de travail et un four bien plus grands, Nathaël Bethencourt a pu doubler le volume de pains fabriqués et s’octroyer quelques infidélités à sa célèbre tourte : « J’ai également étoffé l’offre avec de la baguette blanche et tradition, à base de farine label rouge. J’ai aussi développé de la briocherie ». Croissants, pains aux raisons et chocolatines sont en effet également disposés en vitrine. Il ne s’interdit pas, d’ici quelques semaines, d’aller flirter avec la pâtisserie, en promettant « par exemple, lorsque la saison battra son plein, une tarte aux fraises avec une base de mousse au chocolat blanc ».

Pain et culture

Cet été, Nathaël Bethencourt va mettre les bouchées doubles pour profiter de la saison touristique. Il compte ainsi laisser Chop’ain 1 ouvert toute la semaine, dès début juin. Pour ce faire, il va embaucher une personne supplémentaire. Et surtout, il va, avec, concrétiser les aspirations culturelles qu’il a gardées depuis son installation en tant qu’artisan boulanger : « Boulanger, c’est mon gagne-pain. J’ai une autre face, culturelle celle-là. Et j’ai toujours voulu faire du pain un médium pour amener vers la culture », précise l’artisan également poète et écrivain.

Il compte donc profiter du local du parvis désormais libre de fournil pour y installer des expositions et y organiser même des spectacles, notamment avec le marionnettiste Éric Vétier, installé récemment dans la bastide, tout en continuant d’y vendre son pain, évidemment.

Et quand on lui parle de l’éventualité d’un « Chop’ain 3 », il réplique : « Pourquoi pas… si l’occasion se présente. »