Vidéo. Pau : on a testé pour vous, l’ERC 140 la voiture de course 100 % électrique

Portière papillon, aileron arrière, couleurs noires et blanches minimalistes, le prototype de la voiture de course automobile ERC 140 sort tout droit d’un magazine auto-moto. Ses performances sont impressionnantes, avec une vitesse maximale de 210 km/h et un poids de 900 kilos, batterie incluse. Un bijou d’ingénierie automobile 100 % électrique et français, développé par le constructeur Electric Racing Car.

Mercredi…

Portière papillon, aileron arrière, couleurs noires et blanches minimalistes, le prototype de la voiture de course automobile ERC 140 sort tout droit d’un magazine auto-moto. Ses performances sont impressionnantes, avec une vitesse maximale de 210 km/h et un poids de 900 kilos, batterie incluse. Un bijou d’ingénierie automobile 100 % électrique et français, développé par le constructeur Electric Racing Car.

Mercredi 6 avril, elle était présentée au circuit automobile Pau Arnos lors d’une journée de sensibilisation des salariés d’Enedis aux enjeux de la mobilité électrique. Le circuit et l’entreprise publique ont également renouvelé leur partenariat. L’occasion pour « Sud Ouest », de tester le bolide.

Réduire les nuisances sonores

« On a commencé ce projet avant le Covid, l’idée de base était de répondre à la problématique des nuisances sonores autour des circuits automobiles », explique Sébastien Kulak, directeur d’Electric Racing Car. C’est effectivement ce qui frappe avec l’ERC, son silence… ou presque. Le vrombissement du moteur est remplacé par un sifflement de turbine, qui s’entend surtout lorsque l’on est dans l’habitacle ou proche du véhicule.

« C’est un véhicule très léger et très puissant, fait pour des formats de sprint standard », précise Sébastien Kulak. Une puissance qui se ressent dès que le pilote et ambassadeur de la marque, Lucas Lasserre, appuie sur l’accélérateur. « On a une poussée instantanée », précise-t-il. C’est le mot, l’ERC passe 0 à 100 km/h en 3,8 secondes. Collé au siège pendant l’accélération, on voit les virages arrivés à grande vitesse, mais l’adhérence est impeccable, le pilotage également, et la voiture file sur le circuit sans sortir de sa trajectoire.

Sébastien Kulak, directeur d’Electric Racing Car, l’entreprise qui a développé l’ERC 140.

Sébastien Kulak, directeur d’Electric Racing Car, l’entreprise qui a développé l’ERC 140.

Quentin TOP/SUD OUEST

L’ERC Series

En dehors de l’enjeu sonore, l’objectif est évidemment de concevoir une voiture environnementalement responsable. Un enjeu pour le futur du sport automobile, que Sébastien Kulak connaît bien, il construit des voitures de course électriques et hybrides depuis 20 ans. « On est des pionniers », lance-t-il en souriant.

L’ERC 140 servira aux écoles de pilotage, et aura le droit à sa propre course dès 2023, l’ERC Series, exclusive au circuit de Pau Arnos. « Il y aura une centaine de pilotes pour une vingtaine de voitures », précise le directeur. Une compétition vue d’un bon œil par le monsieur électrique des courses automobiles, Éric Barbaroux, président d’Electric Formula.

Lui qui a fait de Pau Arnos sa base permanente, espère multiplier ce genre d’événements locaux pour attirer un public familial et le sensibiliser aux nouvelles mobilités. « Je préfère avoir une centaine de personnes par jour, des familles, qui viennent tester des voitures, découvrir l’hydrogène, avoir des after work plutôt qu’organiser un gros événement par année », assure-t-il.

Les entreprises sont également convoitées, à l’image d’Enedis et de sa centaine d’employés présents ce mercredi. « On monte différentes options, comme des sessions de formation, de la sensibilisation à la conduite électrique, on veut utiliser le circuit Pau Arnos pour faire découvrir la mobilité de demain. »