Vidéo. Jurassique Landes chez Jean-Pierre Labat

En l’an 60 après « Intervilles », les dinosaures sont de retour. Au nombre de 75, ils voisinent avec les vachettes du troupeau de Jean-Pierre Labat. Voilà quelques semaines qu’ils ont fait leur apparition à Saint-Vincent-de-Paul, non loin de Notre-Dame-de-Buglose, au bout du chemin de Chiouleben.

En l’an 60 après « Intervilles », les dinosaures sont de retour. Au nombre de 75, ils voisinent avec les vachettes du troupeau de Jean-Pierre Labat. Voilà quelques semaines qu’ils ont fait leur apparition à Saint-Vincent-de-Paul, non loin de Notre-Dame-de-Buglose, au bout du chemin de Chiouleben.

Là où le vent siffle, donc, les dinosaures se sont mis à gronder et remuer, par la grâce de divers moteurs, dissimulés sous des peaux de latex. Ici, c’est le flanc d’un saurischien qui bouge au rythme de sa respiration. Un peu plus loin, les ailes d’un ptéranodon remuent à notre approche. La plupart des dinosaures sont à l’échelle, parfois longs ou hauts de plusieurs mètres, à l’exemple de la pièce maîtresse de la collection, le légendaire tyrannosaure, plus connu sous son petit nom de T- rex.

Jean-Pierre Labat face au T- rex, l’un des plus fameux des dinosaures.

Jean-Pierre Labat face au T- rex, l’un des plus fameux des dinosaures.

Philippe Salvat

Objectif 110

Propriétaire de 75 dinosaures robotisés, Jean-Pierre Labat n’exclut pas d’augmenter sa collection. Son exposition, Dino expo world, pourrait en effet s’enrichir prochainement d’autres animaux. « Dernière idée » entreprise par le sexagénaire, il s’agirait d’arriver à regrouper au Ranch Labat, 110 dinosaures. Ce nombre pourrait, selon lui, permettre à Jean-Pierre Labat d’être référencé comme le plus grand collectionneur au monde de dinosaures animés.

Long périple

« Ça a pris un peu de temps. Mais, ça y est, on y est parvenu », reconnaît Jean-Pierre Labat. Cela fait quelques années, déjà, que le ganadère et homme de divertissements avait eu un coup de cœur pour les reproductions animées de ces animaux préhistoriques. Il en avait vu lors d’un voyage aux États-Unis, puis croisé en Espagne et à Bruxelles. Mais en France, très peu de cette taille. « Ces dinosaures motorisés, j’ai vite compris qu’il n’y avait qu’en Chine que je pourrais en trouver. »

Sous les peaux de latex des dinosaures, plusieurs moteurs permettent d’animer les animaux, qui font également entendre leurs cris et grondements.

Sous les peaux de latex des dinosaures, plusieurs moteurs permettent d’animer les animaux, qui font également entendre leurs cris et grondements.

Philippe Salvat

Empêché de toute visite chez le fabricant, celui qui a fêté ses 69 ans a donc passé commande par visioconférence, avant que ses 75 dinosaures robotisés n’entament un long périple de l’Asie jusqu’à l’Europe. « Ils ont quitté la Chine au mois de novembre 2021… Pour arriver au mois de février dernier. » D’abord convoyé par bateau, dans 7 conteneurs de 40 pieds, débarqué dans le port du Havre, le troupeau a ensuite rejoint les Landes par camions.

« En ajoutant le chapiteau et le reste du matériel, on est sur 14 semi-remorques pour déplacer l’exposition. » Cette logistique n’effraie pas Jean-Pierre Labat, habitué à déplacer arènes et jeux gonflables tout du long de la saison estivale, des décennies durant. Guère disposé à évoquer le budget de son investissement, il concède « plusieurs centaines de milliers d’euros ». Pour le reste, le sexagénaire se montre intarissable.

Les moindres détails

Scènes végétales imprimées sur les parois d’un chapiteau au toit noir, jeu de lumières, les dinosaures saisissent les visiteurs par la variété de leurs formes.

Scènes végétales imprimées sur les parois d’un chapiteau au toit noir, jeu de lumières, les dinosaures saisissent les visiteurs par la variété de leurs formes.

Philippe Salvat

Aucun détail n’a été négligé avant d’ouvrir au public cette « Dino expo world ». Pour pénétrer dans le chapiteau de 2 000 mètres carrés, il faut tout d’abord oser s’avancer entre la mâchoire d’un dinosaure. Sous un toit entièrement noir et un discret jeu de lumières, les dinosaures se montrent par famille. Des scènes de végétations ont été « imprimées sur les toiles » des parois de la structure.

L’homme revendique le côté « ludique » de son animation. Il est ici question, pour le public, d’éprouver des émotions, de se confronter aux masses de ces dinosaures. La caution scientifique de l’exposition est apportée par un panneau explicatif pour chacun des animaux. On y apprend, par exemple, que le « dilophosaurus », mieux repérable comme le « lézard à deux têtes », est l’un des plus anciens prédateurs identifiés sur terre : jusqu’à 2 mètres de haut et « des dents et des griffes de tueur né ».

« On diffuse également un documentaire évoquant la vie et la disparition de ces animaux », appuie Jean-Pierre Labat. Avec, déjà des villes souhaitant accueillir son exposition à l’automne, il est convaincu que ses dinosaures « apportent un plus et une diversification » aux activités familiales du Ranch Labat.

Regard tourné face à son T- rex, Jean-Pierre Labat retrouve son âme d’éleveur de vachettes landaises. « Au moins, avec celui-ci, on n’aura aucun problème avec les animalistes. » Jurassique… Landes !