Vidéo. Afrique du Sud : l’heure est au bilan après les « pires inondations » de l’histoire

RAJESH JANTILAL/AFP

Le président Cyril Ramaposa a déclaré lundi l’état de catastrophe nationale qui doit permettre le déblocage de ressources exceptionnelles. « Ce sont les pires inondations que nous ayons jamais vues », a déclaré la ministre chargée de la gestion des catastrophes, Nkosazana Dlamini-Zuma, au cours d’une conférence de presse.

Les secours restent mobilisés. Des hélicoptères survolent encore la ville à la recherche de dizaines de personnes toujours portées disparues.

Depuis mardi matin, les ministres visitent écoles, établissements de santé et infrastructures sévèrement endommagés. Le ministre de la Santé, Joe Phaahla, s’est rendu dans un hôpital : « le principal défi, c’est l’eau », a-t-il déclaré en sortant de l’établissement où les patients utilisent des seaux pour se laver et tirer la chasse d’eau. Des habitants sont privés d’eau potable depuis huit jours, près de 80 % du réseau a été impacté, mais certaines zones restent inaccessibles.

Les autorités ont déclaré avoir rétabli l’électricité quasiment partout mais le pays est en proie à de nouvelles coupures de délestage imposées par l’entreprise publique Eskom dont les infrastructures vieillissantes sont incapables de répondre aux besoins du pays.

Une économie sonnée

Le port de Durban, un des principaux terminaux maritimes d’Afrique et clef de voûte de l’activité économique dans le pays, a été gravement touché. L’accès a été réduit par d’importants dégâts sur la route principale reliant le port au reste du pays et du continent. De nombreuses entreprises ont vu leurs équipements et leurs sites détruits.

Une première estimation pour la réparation des seules infrastructures routières se monte à près de 354 millions d’euros. Quelque 10 000 soldats, dont des plombiers et des électriciens, ont été déployés pour prêter main-forte avec notamment des hélicoptères et des avions pour acheminer des marchandises.

Dans les morgues, les autorités tentent d’accélérer les identifications des victimes face à l’afflux de cadavres. Des funérailles sont organisées mais les enterrements représentent un défi logistique dans un sol gorgé d’eau. Plus de 600 écoles ont été touchées, près de 4 000 maisons détruites. Quelque 40 000 personnes ont dû quitter leur foyer.