« Un désastre » à Périgueux : combien a coûté la panne d’électricité ?

Principale victime : Carrefour. Selon les gérants, la perte de marchandise s’élève à 11 000 euros. Le frais a dû être jeté. « Nous n’avions pas le choix, explique Sandrine Gaillard. Pour les yaourts et la charcuterie, la température limite est de 4°. Au-delà, les bactéries s’installent dans le produit, et si on le consomme, il y a de gros risques. On n’avait pas envie d’être au cœur d’un scandale sanitaire. Et on ne pouvait pas donner non plus car c’était la même chose : les consommateurs s’exposaient à un risque. On aurait préféré éviter ce désastre. » Si on ajoute à la perte de marchandise l’absence de ventes, la perte nette est estimée entre 20 000 et 25 000 euros.

La pâtisserie François fait aussi partie des victimes. « On a perdu les pâtisseries, dévoile Sylvie Passerieux. Et les chocolats aussi, car quand vous passez à 25° dans la boutique, ils n’aiment pas ça. Ça nous a fait mal au cœur de jeter la marchandise. » Au total, 2 000 euros de produits ont été perdus, auxquels s’ajoute la perte de chiffre d’affaires.

Même constat au restaurant Au Phil des saisons, qui n’a pas pu assurer le service du midi. « On avait chargé les congélateurs en prévision de l’inflation et on a tout perdu », regrette Philippe Paul, qui accuse une perte nette de 3 000 euros (entre le chiffre d’affaires non enregistré et les marchandises jetées). Son assurance remboursera les produits, mais pas la perte d’exploitation.

La panne électricité était due à la défaillance d’une pièce dans le poste de distribution de la place Bugeaud.

La panne électricité était due à la défaillance d’une pièce dans le poste de distribution de la place Bugeaud.

Philippe Greiller