Tourisme fluvial sur la Charente : « La Demoiselle » et « La Charente » bloquées à quai

Leurs exploitants (l’association Saint-Simon Village gabarrier pour « La Charente » et Grand Cognac pour « La Demoiselle ») attendent le feu vert de la commission de surveillance du Centre instructeur de sécurité fluviale de Nantes, dont dépend notre région.

Une experte a visité et examiné les navires à la mi-mai. « Cela s’est bien passé. ‘‘La Charente’‘ est un navire moderne à la technologie avancée. Il est normal que la commission soit attentive, presque pointilleuse. Il en va de la sécurité des passagers », rapporte Jean-Jacques Delâge, maire de Saint-Simon. « La documentation du constructeur fait plus de 200 pages et elle est rédigée en espagnol et en anglais ! La décortiquer prend du temps », ajoute Jean-Marie Sailly, président de l’association Saint-Simon Village gabarrier.

Au premier plan, « La Charente ». Plus loin sur le fleuve, « La Renaissance ».

Au premier plan, « La Charente ». Plus loin sur le fleuve, « La Renaissance ».

Anne Lacaud

Depuis l’incendie de deux bus électriques de la RATP, le sujet [des batteries] est sensible »

Selon Jean-François Gracia, chef du service hydrologique du Conseil départemental, « le dossier suit son cours ». Des recommandations d’ordre mineur ont été formulées. Il faudrait ici « apposer un autocollant et une consigne, là fixer une chaînette interdisant l’accès des passagers au poste de pilotage ». Ces points devraient être réglés « dans la semaine »…

Plus délicat : l’administration veut en savoir plus sur la motorisation hybride et notamment les batteries. Jérôme Sourisseau, président de Grand Cognac, confirme : « depuis l’incendie de deux bus électriques de la RATP, en avril dernier, le sujet est sensible. Nos services ont transmis les descriptifs techniques aux services de la Direction départementale des territoires et de la mer de la Loire-Atlantique. Nous attendons leur retour. »

« La Renaissance » a repris du service !

Alors que la saison touristique a déjà commencé, l’idée serait de décrocher un titre de navigation provisoire « dans le courant du mois de juin ». « La Charente » et « La Demoiselle » se passeraient momentanément de propulsion électrique ; elles ne navigueraient qu’avec leur seul moteur thermique.