Tirer les palombes pour protéger les cultures ? « C’est désolant, il vaudrait mieux réguler plus longtemps »

« On parle de chasses ‘‘particulières’’, répertoriées par la DDTM [Direction départementale des Territoires et de la mer, NDLR], ciblées au-dessus des cultures les plus sensibles pour freiner les dégâts, et on préconise les tirs d’effarouchement. Mais c’est désolant d’être obligés de détruire cet oiseau, on préférerait le réguler un peu plus longtemps. »

94 communes des Pyrénées-Atlantiques

Une enquête publique s’est tenue sur le sujet du 7 au 28 avril 2022, et doit déboucher sur un nouvel arrêté concernant 94 communes des Pyrénées-Atlantiques, principalement en Béarn.

Le président des chasseurs était monté au créneau à l’automne 2020, durant le second confinement, pour réclamer de telles autorisations de tir, alors que les pigeons ramiers (l’autre nom des palombes) s’en donnaient à cœur joie sur les cultures… puisque les tirs d’effarouchement étaient alors uniquement autorisés chez les voisins du Gers et des Hautes-Pyrénées. Pas folles, les bêtes préféraient déferler sur les champs non protégés.

Philippe Etcheveste (à droite) était monté au créneau en novembre 2020 durant le second confinement à Samsons-Lion, en Béarn, pour demander des dérogations pour pouvoir tirer les palombes qui créent des dégâts dans les champs.

Philippe Etcheveste (à droite) était monté au créneau en novembre 2020 durant le second confinement à Samsons-Lion, en Béarn, pour demander des dérogations pour pouvoir tirer les palombes qui créent des dégâts dans les champs.

Archives David Le Deodic/ « Sud Ouest »

« Il y a de plus en plus d’oiseaux qui se sédentarisent, et se déplacent en journée pour trouver de la nourriture. Les pigeons ramiers qui nichent à Pau par exemple, vont aller sur les cultures au Nord, en particulier en période de semis. Il faudrait une étude poussée sur les dégâts sur l’ensemble des territoires, et réguler plus longtemps », préconise Philippe Etcheveste.

« Il faudrait une étude poussée sur les dégâts sur l’ensemble des territoires, et réguler plus longtemps »