Sud-Gironde : les opposants à la LGV décrètent la vallée du Ciron « zone à défendre »

Des familles, des jeunes, des vieux avec ou sans béret sont venus approuver cette déclaration que l’on pressentait ces derniers temps. Parmi eux, on croise des figures historiques de la lutte anti LGV comme Denise Cassou, mais aussi les parlementaires Laurence Harribey, Florence Lassarade et Sophie Mette, la vice-présidente du Département Isabelle Dexpert et plusieurs maires.

Les opposants à la LGV sont à nouveau mobilisés.

Les opposants à la LGV sont à nouveau mobilisés.

Arnaud Dejeans

D’abord sonnés par la relance du projet de LGV, il y a un an, par le Premier ministre Jean Castex et les présidents de régions Alain Rousset et Carole Delga, les opposants se sont peu à peu réorganisés, la société civile comme les élus locaux. Face au projet dont tous les voyants sont passés au vert à la vitesse du TGV, c’est l’action d’urgence et la stratégie de la ZAD qu’a donc choisies la base des opposants du Sud Gironde.

Il faudra sans doute attendre l’arrivée des bulldozers pour voir une véritable ZAD se monter sur les bords de Ciron. Cette rivière exceptionnelle est avant tout un symbole fort pour rallier l’opinion. « On se déplacera là où il faudra pour empêcher le chantier », prévient un intervenant.

La référence Notre-Dame-des-Landes

« Pour le moment, ce que l’on veut, c’est que les gens s’emparent de cette idée de zone à défendre, qu’elle germe dans leur esprit. Comme à Notre-Dame-des-Landes, c’est l’affaire de tout le monde. Il ne s’agit pas de défendre notre petit coin de territoire, mais une zone naturelle sensible, avec une hêtraie unique vieille de 40 000 ans, c’est un patrimoine mondial, ça nous concerne tous », plaide Richard Lavin, l’un des porte-parole du collectif.

« Comme à Notre-Dame-des-Landes, c’est l’affaire de tout le monde »

Du rapport du Giec sur le réchauffement climatique à la loi climat et résilience, les opposants s’estiment dans leur bon droit de défier le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). « La loi sur l’artificialisation des sols doit être appliquée », assène Richard Lavin.

On s’amuse à dégommer le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO)

On s’amuse à dégommer le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO)

Arnaud Dejeans