Sud-Gironde : le collectif des élus contre le tracé LGV prend du poids

Les réunions organisées à Balizac en mars et à Bernos-Beaulac en mai ont permis de compter les troupes. « Des élus d’une quarantaine de communes du Sud-Gironde ont rejoint le mouvement », chiffre Vincent Dedieu en montrant la carte de la circonscription. « Il n’y a pas que les communes directement impactées par le tracé, il y a aussi celles qui sont solidaires », précise le président du Parc naturel régional des Landes de Gascogne. C’est le cas de Saint-Macaire, Coimères ou Fargues par exemple.

En rouge, les communes dont certains élus sont opposés au tracé de la LGV.

En rouge, les communes dont certains élus sont opposés au tracé de la LGV.

Collectif anti-tracé LGV

Plusieurs grands élus du secteur font partie du collectif : la majorité des sénateurs de Gironde, la députée Sophie Mette (MoDem) ou les conseillers départementaux Jean-Luc Gleyze et Isabelle Dexpert.

« Les objectifs se percutent »

« Nous ne sommes pas contre une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Nous sommes contre ce tracé », introduit Vincent Dedieu en évoquant le seul plan B valable à ses yeux : la rénovation des lignes existantes au sud de Bordeaux. « Des études sérieuses existent et prouvent que c’est possible. »

Le maire de ce village rural pointe le grand paradoxe du projet : « L’État impose aux collectivités de sanctuariser des zones au nom de la biodiversité. Dans le même temps, il veut construire une LGV en traversant la forêt des Landes. L’État limite drastiquement l’artificialisation des sols. Règle qu’il ne respecte pas lui-même. J’ai déjà interrogé la préfète à ce sujet. Elle répond que « certains objectifs se percutent ». Cette réponse veut tout dire. »

Le collectif des élus du Sud-Gironde va organiser une réunion avant l’été pour créer un bureau officiel.