Sports mécaniques. Coupes de Pâques à Nogaro : De la graine de champions avec la Formule 4 Academy

Tous n’y arriveront pas, bien sûr. Mais le rêve est permis pour les 24 jeunes pilotes de 15 à 20 ans, dont 11 étrangers. « Ils ont tous la même voiture tirée au sort en début de saison, prévient le responsable sportif Amaury Richard. Cela permet de mettre en avant plus le pilote que la voiture. Ils bénéficient tous d’une monocoque en carbone Mygale Génération, d’éléments aérodynamiques et de sécurité, de quatre pneus, et seul le pilotage fait la différence avec une voiture légère (540 kg). Au final, c’est le meilleur qui gagne. »

200 000 euros la saison

Le meilleur la saison dernière, à l’issue des sept meetings de trois courses, a été le Franco-Canadien Esteban Masson qui est passé à l’étage supérieur en F3. « Le but ultime pour tous ces pilotes est la F1, insiste Amaury Richard. Mais on sait qu’il faut plus que du talent pour y parvenir… L’objectif plus réalisable est de se professionnaliser dans le sport automobile et de monter le plus haut possible dans la pyramide des monoplaces. » Dans cette perspective, la Formule 4 est la meilleure école de pilotage après le karting.

Une structure clé en main, des cours à la FFSA au Mans et l’opportunité de rouler sur des circuits prestigieux, ce championnat de « mini F1 » a de quoi faire saliver les apprentis pilotes en culottes courtes. Mais il a aussi un coût. « Le ticket d’entrée est à 118 000 euros HT pour l’engagement sur sept meetings avec deux journées d’entraînements. Mais avec d’autres séances, l’équipement et les déplacements, il faut compter entre 150 000 et 200 000 euros la saison à la charge des pilotes ou de leurs sponsors. » Même pour débuter, le talent ne suffit pas.

Les pilotes bénéficient aussi du soutien d’une quarantaine d’élèves mécaniciens en formation à la FFSA Academy durant treize mois.

Les pilotes bénéficient aussi du soutien d’une quarantaine d’élèves mécaniciens en formation à la FFSA Academy durant treize mois.

F. C.