Sécheresse : les nappes souterraines faiblissent mais le Bassin aquitain est épargné

L’orientation générale à la baisse a été d’autant plus rapide au mois d’avril que les températures ont grimpé. L’évapotranspiration, c’est-à-dire la perte d’eau en surface par la transpiration des plantes et par l’assèchement des sols, a pompé les rares précipitations. La situation n’est pas homogène à l’échelle de l’hexagone, et pas plus à celle de la région Nouvelle-Aquitaine. Le sud de l’ex-Aquitaine est encore préservé. « Sur le Bassin aquitain, seules les nappes alluviales de l’Adour et du Gave de Pau enregistrent une hausse générale des niveaux », relève le BRGM.

La forêt landaise n’a pas soif

Sur ces zones, ainsi que sur la vallée de la Garonne, les mesures sont conformes à la normale pour cette période de l’année, voire supérieures. Ceci concerne la nappe plio-quaternaire du Bassin aquitain, qui est proche de la surface, voire affleure en de nombreux points situés dans un triangle grossier à tirer entre le littoral, la Garonne et l’Adour. La nappe plio-quaternaire pourvoit notamment aux besoins du massif forestier des Landes de Gascogne. Elle alimente les ruisseaux et le chapelet des lacs échelonnés le long de la côte entre l’embouchure de la Gironde au nord et le sud des Landes.