Sécheresse en Charente-Maritime : sévères restrictions sur l’usage de l’eau

À partir de ce mercredi 18 mai, à 8 heures, l’arrosage des pelouses, massifs fleuris et des jardins potagers sont interdits entre 11 et 18 heures. Le remplissage et la vidange des piscines privées de plus d’1 m3 sont proscrits sauf pour remise à niveau et premier remplissage en cas de chantier commencé avant les premières restrictions. Le lavage des véhicules par des professionnels est interdit sauf avec du matériel haute pression et avec un système équipé de recyclage de l’eau. Pour les voitures des particuliers à domicile, idem. Le nettoyage des façades, toitures, trottoirs et autres surfaces imperméabilisées est interdit sauf s’il est réalisé par une collectivité ou une entreprise de nettoyage professionnel. L’alimentation des fontaines publiques et privées en circuit ouvert n’est plus possible, les terrains de sport ne doivent plus être arrosés entre 11 et 18 heures. Ça vaut aussi pour les golfs dont l’interdiction d’arroser s’étend de 8 à 20 heures. D’autres restrictions concernent les sites industriels. La liste est consultable sur le site Internet de la préfecture de la Charente-Maritime.

Prudence pour l’eau potable

Depuis plusieurs semaines, d’autres arrêtés restrictifs avaient été pris dans le cadre d’irrigation agricole. À ce jour, quatre bassins sont déjà en coupure, huit en alerte. Des dérogations sont possibles pour les cultures pépinières, maraîchères, aromatiques ou encore pour la fabrication du fourrage pour animaux. Le déficit pluviométrique constaté depuis juillet 2021 place la période actuelle au troisième rang des saisons les plus sèches depuis 1959.

Le préfet Nicolas Basselier et le directeur de la DDTM Alain Priot ont réuni la cellule de vigilance.

Le préfet Nicolas Basselier et le directeur de la DDTM Alain Priot ont réuni la cellule de vigilance.

Photo S. C. / « Sud Ouest »

« Ces limitations visent à préserver la ressource, développe le préfet. Il n’y a pas d’inquiétude immédiate pour l’eau potable mais il faut rester vigilant dans un département où la population double l’été. On en appelle à l’esprit de responsabilité et de prudence, chacun a un rôle à jouer à ce niveau. » La situation hydrologique enregistre un déficit de 30 à 40 % par rapport au niveau normal. « La sécheresse des sols est très en avance, ajoute Alain Priol, responsable de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Ça a de grandes incidences. Certains petits cours d’eau ne coulent déjà plus, et nous sommes incapables de dire les tendances des semaines à venir. »