Scandale Kinder et salmonelle : “Je suis désolé”, le patron de Ferrero a reconnu des défaillances

« Cette crise nous fait mal au cœur. Il s’agit du plus gros rappel de produits de ces 20 dernières années. Et il concerne la marque préférée des Français », déclare Nicolas Neykov, qui prend la parole pour la première fois depuis le début du scandale sanitaire.

« D’après nos enquêtes », la contamination proviendrait « d’un filtre situé dans une cuve à beurre laitier » de l’usine d’Arlon en Belgique et aurait été provoquée « soit par des matières premières contaminées, soit par des personnes », selon lui. Le scandale sanitaire aurait causé la perte de « 40 % du chiffre d’affaires » sur la période de Pâques pour le groupe.

Contrôle extérieur

L’usine d’Arlon, dans les Ardennes belges, d’où sont issus les produits Kinder incriminés, a été mise à l’arrêt début avril. Tous les produits fabriqués sur ce site (Kinder Surprise, Kinder Mini Eggs, Kinder Surprise Maxi 100 g et Kinder Schoko-Bons) ont été rappelés. « Nous avons demandé une réouverture à compter du 13 juin pour redémarrer la production au plus tôt », a dit le directeur général de Ferrero France.

AFP

Au cours de son interview au Parisien, Neykov a annoncé que désormais 50 % des contrôles sanitaires seraient « réalisés par un laboratoire extérieur homologué » alors que pour l’heure tout repose sur un système d’auto-contrôle interne. Le dirigeant a réitéré les excuses déjà présentées par le groupe, et reconnu des défaillances. Le groupe a présenté un plan le 4 mai aux autorités sanitaires belges.

Mi-avril, 150 cas de salmonellose avaient été détectés dans neuf pays européens, dont 81 cas en France, majoritairement chez des enfants de moins de dix ans.