Sare : heureux comme des poules en plein air

Jacqueline Behoteguy et Jean-Philippe Amorena devant le poulailler qu’ils ont autoconstruit, avec leur famille

Jacqueline Behoteguy et Jean-Philippe Amorena devant le poulailler qu’ils ont autoconstruit, avec leur famille

Emmanuelle Fère

Se ressourcer

Les magnifiques poules pondeuses rousses, et noires (race Harco) ont été achetées aux confins du Gers et des Landes, reçues le 5 mai, et les pontes débutaient cinq jours plus tard. « Nous avions envie de faire une activité agricole, car nous avions la terre. Nous avons pensé à l’élevage de lapins, mais nous ne souhaitions pas quelque chose de trop contraignant. Cela s’est décidé il y a un an. » Le couple a emprunté 20 000 euros pour financer le silo à grains, les poules, et le poulailler, auto-construit avec l’aide familiale ; Le couple se ressource, en travaillant, en plein air, vaillamment. Le soir, ils déplient une petite table devant la poulaille, et nettoient les oeufs. Leur instant à eux, « dans un monde qui a le nez sur le téléphone ».

La petite exploitation se situe dans un vallon, sous la maison Ortillopitz, à Sare

La petite exploitation se situe dans un vallon, sous la maison Ortillopitz, à Sare

Emmanuelle Fère

Restaurants de la côte

« Ce matin, je suis passée chercher des œufs pour les livrer avant d’aller travailler, précise Jacqueline Behoteguy. Jean-Philippe Amorena s’est lui improvisé commercial. « Je prends les pages jaunes et je vais voir les restaurateurs. Cela marche pas mal sur la côte, dans les établissements haut de gamme. À l’intérieur des terres et dans les ventas, le renchérissement de la txuleta (côtelette) leur fait du tort. « Un patron m’a dit que les œufs étaient un centime trop cher. » Pour écouler la production quotidienne de 220 à 230 œufs, la maman de Jacqueline Boggie est présente sur le marché de Sare le jeudi matin, et eux le dimanche matin à Ciboure, plus la vente à la propriété le mardi et vendredi de 17 heures à 20 heures.