« Sans apiculteurs, il n’y aurait déjà plus d’abeilles » : le nouveau président du syndicat apicole des Landes veut sensibiliser

« Aujourd’hui, sans apiculteurs, il n’y aurait déjà plus d’abeilles, tant les menaces sont nombreuses », explique-t-il. Ce fragile équilibre repose largement sur la passion. Seuls 17 adhérents au syndicat sont apiculteurs à plein temps. Vingt-sept exercent une autre activité à côté. Deux cent soixante-six élèvent des abeilles sur leur temps libre. La moitié des 310 syndiqués possèdent moins de dix ruches.

Jean-Pierre Lespiaucq (à droite) succède à Pierre Cabé.

Jean-Pierre Lespiaucq (à droite) succède à Pierre Cabé.

Philippe Salvat

« Le plus grand défi à relever réside dans la formation. L’apiculture de demain ne sera pas celle d’aujourd’hui. Le climat et la biodiversité évoluent déjà à grande vitesse. Il faudra être beaucoup plus compétent pour parvenir à accomplir ce que les anciens faisaient sans se poser de questions », se projette Jean-Pierre Lespiaucq. Il se veut néanmoins optimiste. « L’avenir est aux mains de passionnés. Cela permet de faire face à tout, y compris au découragement. »

Éveiller les consciences

Durant son mandat, le nouveau président entend mettre l’accent sur l’éveil des « consciences citoyennes ». « La décision politique de sauvegarder les abeilles, si elle finit par arriver, arrivera avec un grand décalage. Peut-être trop tard. C’est à la filière de s’organiser, en alertant les citoyens, pour accélérer les choses. »