SAM : après 154 jours d’occupation, les anciens salariés ont bien quitté leur usine

« C’est une lutte qui marquera l’histoire sociale de l’Aveyron et même au-delà. C’est une page qui se tourne, et nous l’avons tournée avec dignité », a-t-il estimé. La décision de quitter l’usine avait été prise jeudi par les salariés, après qu’un accord a été trouvé entre les mandataires judiciaires et les collectivités locales, afin de garantir la sécurisation de l’usine et la préservation de l’outil de travail.

350 salariés mobilisés

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM) avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2019. Le 26 novembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la cessation de son activité et sa liquidation, après le refus de Renault de soutenir l’unique projet de reprise.

Depuis, près de la moitié des 350 salariés se relayaient jour et nuit pour occuper le site. Ils entendaient empêcher une vente aux enchères des machines par les mandataires, craignant que cela décourage la reprise de la fonderie. « On est fier car on est allé au bout de ce qu’on pouvait faire, s’est félicité David Gistau. On part avec l’intime conviction et l’espoir, qui se confirme un peu plus chaque jour, de pouvoir y retourner. »

Les centaines d’anciens employés étaient très déterminées.

Les centaines d’anciens employés étaient très déterminées.

AFP

Vers un rachat

L’accord trouvé par les différentes parties, et validé par les ex-salariés, laisse jusqu’au 30 juin au groupe MH Industries, basé dans le Lot voisin, pour déposer une offre de rachat et envisager une éventuelle reprise.