Salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine : marché, cours de cuisine, dégustations… Que trouve-t-on dans les allées ?

Délices. On a neuf jours pour tout goûter ! C’est d’ailleurs la nouveauté du Salon de l’agriculture édition 2022 : le marché des producteurs, hall 4, ne se limitera pas à quatre jours, on va donc pouvoir éviter de boulotter et plutôt étendre la dégustation sur toute la semaine. L’occasion de découvrir les poulets de Quentin Flayac, jeune installé à Lagorce (33), la daube et les spécialités au canard de la ferme-auberge de Gauvry à Rimons (33), les fromages et même la glace au lait de chèvre de Johanna, installée avec son époux à Coulx (47), les hamburgers du Food truck Limousine.

On peut aussi trouver quelques nectars pour accompagner le tout, avec plusieurs domaines viticoles présents. Sans oublier les huîtres…

Délices. On a neuf jours pour tout goûter ! C’est d’ailleurs la nouveauté du Salon de l’agriculture édition 2022 : le marché des producteurs, hall 4, ne se limitera pas à quatre jours, on va donc pouvoir éviter de boulotter et plutôt étendre la dégustation sur toute la semaine. L’occasion de découvrir les poulets de Quentin Flayac, jeune installé à Lagorce (33), la daube et les spécialités au canard de la ferme-auberge de Gauvry à Rimons (33), les fromages et même la glace au lait de chèvre de Johanna, installée avec son époux à Coulx (47), les hamburgers du Food truck Limousine.

On peut aussi trouver quelques nectars pour accompagner le tout, avec plusieurs domaines viticoles présents. Sans oublier les huîtres d’Agathe Bouin, de Lège-Cap Ferret (33) et les jus de pommes de Gargouil, sise à Charroux (86)… Pour ne citer que ceux-là. Les visiteurs ont des tables à leur disposition installées au milieu des animaux d’élevage, donnant un parfum résolument champêtre à l’expérience.

Le marché des producteurs : on va déguster pendant neuf jours !

Le marché des producteurs : on va déguster pendant neuf jours !

Jean Maurice Chacun/SUD OUEST

Les Landais ont débarqué

Le sens de la fête. La grande famille et la bonne humeur de « Chez les Landais », que les visiteurs du Salon international de l’agriculture à Paris connaissent bien, sont bien là. Cette année, pas de montée à Paris, mais une envie d’investir la proximité et donc le Salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux. « Chez les Landais », ce sont les Larrere, producteurs de carottes, les Laudet du Domaine Laballe (Armagnac), les Larrieu qui élèvent des canards dans la ferme de Brougnon, Gilles Pécastaing qui se qualifie de « cochonologue » et élève des Princes noirs de Biscay et enfin Florent Carle, restaurateur. Cinq ingrédients… résolument landais qui ont monté un concept pour défendre des modèles de productions différents au service de valeurs communes dont la première est de promouvoir la richesse agricole et culturelle de leur département.

Sur le salon, on va certes manger et déguster sur un fond festif, mais on va aussi échanger sur le sens sinon de la fête du moins de l’agriculture. D’ailleurs, on retrouvera les Landais aux côtés d’Édouard Bergeon, réalisateur du film « Au nom de la terre ». Celui-ci a lancé une chaîne Youtube éponyme destinée à mettre avant les initiatives agricoles. C’est donc dans les champs des cinq composantes de Landais qu’il est allé filmer.

Le document de 28 minutes sera présenté vendredi au salon en présence d’Édouard Bergeon qui toute la semaine propose aux visiteurs de « Chez les Landais », de se plier à un petit face caméra ludique… dans une remorque de foin.

Florent Carle et Cyril Laudet, deux des cinq composantes de Chez les Landais.

Florent Carle et Cyril Laudet, deux des cinq composantes de Chez les Landais.

Jean Maurice Chacun/SUD OUEST

La cuisine des chefs

Recette. « Vous prenez votre beurre et le mettez à fondre à feu doux en y ajoutant romarin, persil bouclé et vos noix du Périgord concassé. Pendant que je finis avec les noix, regardez l’étal de poissons fruit de la pêche néo-aquitaine que j’ai sélectionné », lâche Chef Jesus au micro, tout en continuant de s’activer devant les fourneaux, installés par l’Aana (Agence de l’alimentation Nouvelle-Aquitaine).

Tous les jours à midi, le chef bordelais et sa consœur Cheffe Line se relaient pour offrir au public un petit cours de cuisine du marché avec exclusivement les produits et signes de qualité qui font la richesse de la région.

Pour ce premier jour de salon, chef Jesus a choisi de marier du Merlu de Saint-Jean-de-Luz avec du jambon de Bayonne et une croûte de noix de Dordogne et de beurre de Charente… On ouvre grand ses yeux et ses oreilles et on apprend à faire un plat élaboré en quelques minutes comme à la maison. Et pour que le menu soit complet, le Comptoir des Vins associe à la recette un des vins primés au Concours Bordeaux-Vins d’Aquitaine de 2022. Pour ce merle façon Jésus, ce sera un blanc, un Entre-deux-Mers.

Chef Jesus partage sa recette pour du merlu au beurre fondu et au jambon de Bayonne.

Chef Jesus partage sa recette pour du merlu au beurre fondu et au jambon de Bayonne.

Jean Maurice Chacun/SUD OUEST

Le bus de l’Aventure du vivant

Enseignement. On ne peut pas le manquer visuellement puisqu’il s’agit d’un énorme camion de couleur orange dans lequel, les collégiens et lycéens ainsi que leurs familles sont conviés par le ministère de l’agriculture à découvrir les métiers relevant de l’enseignement agricole. Ce bus ou camion de « L’aventure du vivant » a entamé un tour de France qui passe par le Salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine pour une halte de neuf jours.

On découvre ainsi en montant à bord, que les métiers dont on parle ne sont pas strictement circonscrits à l’agriculture mais touchent aussi les domaines de l’environnement, de la forêt, de l’agroalimentaire, de la mécanique, de l’aménagement des paysages et des territoires. Et pour en savoir plus, on peut pianoter sur des tablettes et répondre à des quiz ludiques pour savoir d’où viennent les premières carottes (on souffle la réponse : d’Afghanistan) ou pour reconnaître celui qui se cache derrière une description circonstanciée (le maréchal-ferrant). On peut également chausser des lunettes de réalité virtuelle pour plonger dans l’univers des métiers liés à l’aménagement du paysage ou encore se mettre au volant d’un tracteur ou plutôt d’un simulateur de conduite d’engin.

Le simulateur de conduite d’engin dans « L’aventure du vivant ».

Le simulateur de conduite d’engin dans « L’aventure du vivant ».

Valérie Deymes/Sud Ouest

Ça fait du foin

Organisation. Le Salon de l’agriculture et plus particulièrement Aquitanima, partie consacrée à l’élevage et la sélection bovine et ovine, réunit 400 bovins et 300 ovins. Des petites bêtes qu’il faut nourrir et « entretenir pendant neuf jours ». Les organisateurs ont tout prévu : ce sont 50 tonnes de foin qui sont acheminées jusqu’au parc des expositions de Bordeaux, pendant la durée de la manifestation. Du foin provenant d’un réseau d’agriculteurs partenaires de Parempuyre et d’un négociant en alimentation animale de Ludon-Médoc. Un autre groupe d’agriculteurs girondins est mobilisé pour venir récupérer le fumier qui finira, dans des conditions sécurisées et surveillées, épandu sur des champs destinés à accueillir des céréales.

50 tonnes de foin vont être nécessaires pour contenter les estomacs des 400 bovins présents pendant toute la durée du salon.

50 tonnes de foin vont être nécessaires pour contenter les estomacs des 400 bovins présents pendant toute la durée du salon.

Jean Maurice Chacun/SUD OUEST

Lundi, journée de la région

Pacte alimentaire. Lundi 23 mai, c’est la journée de la région Nouvelle-Aquitaine au Salon de l’agriculture. Le président du Conseil régional ira à la rencontre des éleveurs d’Aquitanima, l’interprofession des fruits et légumes et les différents acteurs du monde agricole régional.

Ce même jour se tiendra le comité régional du Pacte alimentaire régional. Un pacte réunissant l’amont et l’aval de l’alimentation (institutions, producteurs, chambres d’agricultures, interprofessions, restauration collective y compris la grande distribution) autour d’une ambition commune promouvoir une alimentation locale et durable de qualité, avec relocalisation de la production, approvisionnements locaux et juste rémunération des paysans mais aussi avec des projets de recherche menés entre autres par Bordeaux Sciences Agro.