Rugby : pourquoi le SU Agen se met aux NFT, la carte Panini numérique

« Il y a eu plusieurs réunions au club avec Thomas, Marc, les joueurs et les dirigeants agenais. Le projet nous a séduits, c’est une technologie innovante et ludique »

Vous êtes toujours là ? Bon, rassurez-vous. Le SU Agen a eu aussi besoin de quelques explications avant de devenir le quatrième club français à se lancer dans l’aventure des NFT (avec le Stade Français, la Section Paloise et l’Aviron Bayonnais). Par exemple en recevant « plusieurs fois » les hommes derrière la société FanLiveCards, un trio d’ex-sportifs composé d’Alain Roche, Thomas et Marc Lièvremont. Alors, les NFT, quésaco ? Ce sont des images, présentes uniquement sur Internet et qui, une fois achetée, sont votre exclusive propriété, garantie par un code informatique, sorte de certificat d’authenticité numérique. Laissons au directeur du marketing du club agenais, Pépito Elhorga, la traduction pour le commun des mortels : « Ce sont comme des cartes ‘‘Panini’‘ sous forme digitale ».

Bourse et enchères

« Il y a eu plusieurs réunions au club avec Thomas, Marc, les joueurs et les dirigeants agenais, reprend l’ancien arrière international. Le projet nous a séduits, c’est une technologie innovante et ludique. Nous avons signé un contrat avec la société qui commercialise l’image de nos joueurs, et en contrepartie, elle reverse un petit pourcentage au club et aux joueurs. » Outre l’aspect financier, le SUA entre de plain-pied dans l’univers numérique, diversifie ses sources de revenus et entend aller chercher de nouveaux publics. « La plateforme FanLiveCards va permettre à nos supporters de développer les liens avec les joueurs et de renforcer leur attachement au SUA », a précisé le président Jean-François Fonteneau.

Dès lors, deux questions. D’abord, comment achète-t-on ces NFT estampillés SUA ? Très simple, il faut se rendre sur le site FanLiveCards, choisir la carte d’un joueur et proposer son enchère. La plus élevée remporte la mise et la carte. Ensuite, il faut se demander, à quoi ça sert ? Là aussi très simple (et potentiellement lucratif), le propriétaire du NFT pourra voir sa valeur évoluer en fonction des performances du joueur. Et la revendre si la plus-value est intéressante. À l’instar des « Panini », toutes les cartes n’ont pas la même valeur, de l’édition « black » à exemplaire unique et forcément plus chère, à la plus courante et abordable « silver ».

Il vous faudra déposer une enchère supérieure à 7 euros pour vous offrir la carte Loris Tolot.

Il vous faudra déposer une enchère supérieure à 7 euros pour vous offrir la carte Loris Tolot.

FanLiveCards

Qui a la cote ?

À la bourse du jour, l’Agenais le plus coté est un ex de la maison, le deuxième ligne Gauthier Maravat qui va rejoindre Castres (Top 14). Sa carte « black » est enchérie à 50 euros, la valeur la plus élevée de la centaine de joueurs inscrits étant détenue par le pilier de la Section Paloise, Rémi Sénéca (80 euros). Les autres Agenais sur lesquels les internautes ont misé sont Clément Martinez, Théo Idjellidaine, Matthieu Bonnet (13 euros), Florent Guion, Zak Farrance ou Raphaël Lagarde (7 euros). Et si la prochaine saison est réussie, la valeur peut donc grimper. On prend les paris ?