Rejets radioactifs à Golfech : l’affaire rejugée à la demande d’associations

Un arrêt de la Cour de cassation en 2021 a permis le réexamen de cette affaire par la justice.

« La cour d’appel de Toulouse avait reconnu certaines fautes commises par EDF dans l’exploitation de sa centrale de Golfech » mais avait conclu à une absence de préjudice pour les associations, a indiqué vendredi à l’AFP Samuel Lalande, l’avocat de sept associations. « Aujourd’hui, on aimerait aller au bout du processus. L’audience de ce matin devant la cour d’appel de Bordeaux s’est concentrée sur la demande d’indemnisation », poursuit l’avocat.

Sollicité, EDF n’a pas souhaité faire de commentaire.

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Une fois tous les dix ans, les réacteurs de la centrale tarn-et-garonnaise sont à l’arrêt plusieurs mois. Objectif : obtenir un passeport d’exploitation de l’Autorité de sûreté nucléaire pour les dix prochaines années. Depuis quelques semaines, le réacteur n° 1 passe ce délicat examen

Délibéré en septembre

Les sept associations de défense de l’environnement réclament chacune 5 000 euros de dommages et intérêts. Dans un communiqué, le réseau Sortir du nucléaire pointe un « rejet non maîtrisé » comme « conséquence d’une série de dysfonctionnements ».

En 2020, le directeur de la centrale avait été convoqué par l’ASN en raison de la multiplication des dysfonctionnements relevés sur le site. L’organisme indépendant révélait alors avoir « constaté des déficiences dans la mise en œuvre des opérations d’exploitation des réacteurs et un manque de rigueur systémique dans l’enregistrement et la traçabilité des activités relatives à la maintenance des installations ».