Pyrénées-Atlantiques : les alertes pour grêle en forte hausse sur 2022

La priorité était mardi à l’évaluation de la surface impactée par la grêle dans chaque commune. « Il y a des cultures de kiwis où il n’y a plus aucun fruit et plus aucune feuille, rapporte Franck Laborde, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA). Je pense aux communes de Mont-Disse, Cadillon ou Aydie. Il y a des gros dégâts sur les bâtiments à Nousty, Soumoulou, Assat et Nay. »

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Après la canicule ce week-end, le Sud-Ouest a été touché par de violents orages qui ont causé d’importants dégâts ce lundi soir. Une grande partie de la Nouvelle-Aquitaine était toujours en vigilance orange ce mardi.

Les vignes et cultures de kiwis de Charles Pelanne ont été touchées. « Le phénomène a été relativement localisé, avec de la grêle et des tourbillons, raconte le conseiller départemental et maire de Mont-Disse. Là où ça passe, ça fait mal ».

Au milieu de ses deux gros chiens, Laurent Boue-Laplace est dans la cour arrière, face à plusieurs de ses bâtiments à la toiture trouée. Lui aussi, dans son exploitation Lou Porc de Cassouet, à Nousty, a vu passer des grêlons gros « comme des balles de tennis ». « Là c’est la désolation » sur les couvertures en éverite qui n’ont pas résisté. « On est désemparé. J’ai fait au plus pressé avec l’élevage en premier. »

Environ 400 cochons sont élevés à quelques encablures du péage. Les animaux vont bien, mais Laurent Boue-Laplace a des inquiétudes sur les installations électriques. « La ventilation fonctionne, mais je n’ai pas pu les faire manger ce matin ». Autre problématique, le grain, abrité sous un toit qui fuit et qui est en train de se mouiller.

Le vent neutralise l’effet des canons

Depuis le début de l’année, douze alertes pour épisode de grêle ont été enregistrées dans les Pyrénées-Atlantiques. « C’est un chiffre important, souligne Franck Laborde, président de FDSEA. En moyenne, nous avons dix alertes dans l’année. En 2021, c’était six ».

Pour limiter les dégâts, 48 « canons à grêle » sont installés dans certaines zones. Ils envoient de l’iodure d’argent afin de transformer la grêle en eau ou diminuer la taille des grêlons. « Ils ont fonctionné, souligne Franck Laborde. Mais nous avons eu un coup de vent qui a déplacé le produit. Ce système n’est pas efficace à 100 %, nous avons enregistré deux incidents majeurs sur les douze alertes ».

Ces canons sont actionnés par des agriculteurs bénévoles, mais gérés par l’Association départementale d’étude et de lutte contre les fléaux atmosphériques (Adelfa). Avec un budget de 100 000 euros à l’année, elle est notamment financée par les collectivités, la Chambre d’agriculture ou des coopératives.