Pruneau d’Agen : la filière veut croire en un avenir meilleur

Pour sa première Journée de la prune depuis son élection en 2019, Nicolas Mortemousque a détaillé le nouveau fonctionnement de l’interprofession.

Pour sa première Journée de la prune depuis son élection en 2019, Nicolas Mortemousque a détaillé le nouveau fonctionnement de l’interprofession.

J. P.

« On a tout mis à plat, on ne cache rien. » Dans ce contexte, censé marquer un nouveau départ, le pruniculteur a insisté sur la nécessité de se tenir au cap fixé. Il s’inscrit dans le cadre d’une stratégie au long cours, sur dix ans, basée sur les notions de terroir, des qualités organoleptiques du pruneau et de la rentabilité de sa culture.

« Les crises s’enchaînent »

Dans les allées du Parc des expositions de Villeneuve-sur-Lot, les acteurs de la filière étaient visiblement heureux de se retrouver pour évoquer l’avenir. « Le gel de l’an dernier a permis d’éliminer les stocks. On repart donc sur des bases saines même si une crise semble chasser l’autre. Si les prix du gaz et du carburant restent aussi élevés cet été, ce sera difficile », analyse Alain, futur retraité casseneuillois installé en polyculture élevage.

Ce panneau est à disposition des pruniculteurs, incités à le placer au bord des routes.

Ce panneau est à disposition des pruniculteurs, incités à le placer au bord des routes.

J. P.

« Les crises s’enchaînent tellement que l’on reste prudent, plaide Loïc, de Saint-Maurice-Lestapel. Même si ça va bien pendant deux ans, on ne va pas s’emballer. » Pour sa première Journée de la prune, Max, installé à Villeneuve depuis 2019 découvre aussi une situation nouvelle. « On sait que l’on vendra bien cette année. Mais après ? Nos marges vont être rognées et le coût de la vie augmente », interroge le jeune homme. En raison du gel d’avril, lui n’a rien récolté en 2021.