Presse : le quotidien « Midi Libre » absent des kiosques pour la première fois depuis 11 ans

« Des négociations qui se sont déroulées jusqu’à tard le soir se sont soldées par un échec »

La une du journal « L’Indépendant » du 1er avril 2022 n’existe qu’en version numérique.

La une du journal « L’Indépendant » du 1er avril 2022 n’existe qu’en version numérique.

La une du journal « Centre Presse » du 1er avril 2022 n’existe qu’en version numérique.

La une du journal « Centre Presse » du 1er avril 2022 n’existe qu’en version numérique.

La décision de ne pas faire paraître les trois journaux avait été prise jeudi après-midi lors d’une assemblée générale au siège de « Midi Libre », près de Montpellier. « Les négociations qui se sont déroulées jusqu’à tard le soir se sont soldées par un échec », a expliqué à l’AFP Guy Trubuil, secrétaire-général du Comité social et économique et membre du Syndicat national des journalistes. « Nous voulions que la direction prenne l’engagement écrit d’une augmentation générale des salaires pour l’ensemble des catégories de personnel, dont les journalistes et les ouvriers du livre, mais la direction a refusé », a-t-il expliqué.

Pénurie de papier et d’aluminium

Selon le responsable syndical, la direction a justifié son refus par les difficultés de la presse, notamment sur les ventes, mais aussi par l’impact de la guerre en Ukraine sur les plaques d’aluminium des ateliers d’impression ou encore la pénurie de papier, qui dans leur ensemble pèsent sur les revenus.

Les journaux du groupe Midi Libre devraient reparaître samedi. « C’est un mouvement responsable » mais « nécessaire car, pour la rédaction par exemple, les salaires n’ont pas bougé depuis 11 ans, hormis des primes ou promotions individuelles », a ajouté Guy Trubuil. Sollicité par l’AFP, Bernard Maffre, le PDG des Journaux du Midi, n’a pas répondu dans l’immédiat.

Le groupe Les Journaux du Midi (« Midi Libre », « L’Indépendant », « Centre Presse ») appartient depuis 2015 au groupe La Dépêche du Midi, basé à Toulouse, après avoir été racheté en 2001 par Le Monde à ses actionnaires historiques, puis en 2007 par le groupe Sud Ouest, basé à Bordeaux.