Pour sortir des pesticides, la Nouvelle-Aquitaine veut s’appuyer sur le biocontrôle et les biosolutions

Ce vendredi 15 avril, elle franchit un pas supplémentaire…

Ce vendredi 15 avril, elle franchit un pas supplémentaire et de taille ; celui de l’avènement d’une feuille de route 2022-2026 dédiée au biocontrôle et aux biosolutions signée avec la Draaf (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) Nouvelle-Aquitaine, mais également la Chambre régionale d’agriculture, Bordeaux Sciences agro, Agri Sud-Ouest innovation, le GIE (groupement d’intérêt économique) transition écologique en agriculture, la coopération agricole, l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), le Négoce agricole Centre-Atlantique et Acta (instituts techniques agricoles). Ambitions partagées : viser un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros à 2026 pour cette nouvelle filière (soit une hausse de 25 % par rapport à 2021), avec un vivier de 1 500 salariés sur ce secteur dans la région (+50 %) et, bien entendu, réduire l’utilisation de la chimie de synthèse, avec l’objectif que le biocontrôle et les biosolutions représentent 25 % des produits en 2026 utilisés (contre 13 % en 2021).

Les différents acteurs de l’agriculture et de la recherche ont signé la feuille de route aux côtés de la région Nouvelle-Aquitaine et de l’État.

Les différents acteurs de l’agriculture et de la recherche ont signé la feuille de route aux côtés de la région Nouvelle-Aquitaine et de l’État.

Sébastien Blanquet-Riviere

Quatre axes d’actions à 2026

La feuille de route, qui sera animée par le pôle de compétitivité Agri Sud-Ouest innovation, déjà en charge de l’animation du cluster, définit quatre axes de développement. Il s’agit tout d’abord de fédérer les acteurs concernés, d’assurer une veille technologique et réglementaire et d’identifier le plus tôt possible les innovations. Deuxième axe : mobiliser la recherche pour trouver de nouvelles matières actives, de nouveaux procédés et faciliter l’identification des dispositifs de financement possibles et des acteurs susceptibles, de par leurs compétences, de structurer les projets.

Le troisième axe, selon le président du Conseil régional, Alain Rousset, entend « briser le plafond de verre de l’homologation. Aujourd’hui, on se retrouve avec des solutions qui ont été expérimentées et pour lesquelles l’Anses promet une homologation en 2026 et une mise sur le marché à 2030 ! Ce n’est plus possible de tels délais au regard des enjeux. Il faut accélérer ce processus ! » Le troisième axe de la feuille de route ambitionne de répondre à cette exigence en accompagnant les entreprises, le plus en amont possible, et ce, pour orienter leur stratégie en fonction des contraintes réglementaires et ainsi limiter ce délai de mise en marché de leur solution. Pour les soutenir, la Région a missionné le GIE transition écologique en agriculture déjà actif en la matière, qui souhaite rapidement mettre en place des plateformes d’expérimentations communes et engager « des échanges constructifs avec l’Anses ».