Pesticides : une deuxième chance pour la charte du bien vivre ensemble

Information préalable obligatoire

En toile de fond, la multiplication des conflits de voisinage entre les exploitations agricoles et leurs riverains, dont bon nombre de néoruraux, lors de l’utilisation de produits phytosanitaires. Pour tenir compte de l’avis du Conseil d’État, le gouvernement a publié des décrets en janvier 2022 qui imposent un élargissement des périmètres des publics touchés, et rend l’information préalable des riverains obligatoire. La nouvelle charte ajoute deux éléments à la première version : les ZNT incluent désormais les « travailleurs présents de façon régulière à proximité des traitements », et l’information préalable obligatoire des voisins au moins huit heures avant l’épandage de pesticides.

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« L’une des plus abouties »

Pour les agriculteurs, la charte est obligatoire. « Ils sont même censés l’avoir sur eux ou dans la cabine du tracteur », précise Thierry Mazet, directeur de la CA. Son entrée en application doit intervenir le 26 juillet 2022, après que la préfète aura organisé une phase de concertation du public. Très exposée aux critiques (c’est l’un des départements les plus consommateurs de pesticides en France), la Gironde se devait de proposer une charte exemplaire, selon Jean-Louis Dubourg, président de la CA. « Nous avons été incités à travailler plus intensément que les autres, notre charte est l’une des plus abouties de France. Mais je ne me fais pas d’illusion, il y aura sûrement des recours. Avant même que nous ne l’ayons présentée, certains ont dit qu’ils ne sont pas d’accord. »

Déjà des opposants