Pays basque : un projet d’autopartage pourrait voir le jour

Sa démarche est avant tout citoyenne, née d’un constat : dans son réseau amical, on se prête les voitures quand on a besoin de faire des trajets longs ou justement, on mutualise lorsque l’on n’a pas de véhicule à soi. « L’objectif pour nous n’est pas de faire de la location de voitures, on voudrait un mode de transport qui soit complémentaire aux autres modes alternatifs, c’est-à-dire que quand on veut se déplacer, on réfléchit : est-ce que le bus va être adapté, le vélo, la marche, et si aucun n’est possible, on va réserver une voiture. »

Bordeaux : un des 110 véhicules disponibles en autopartage dans le réseau Citiz.

Bordeaux : un des 110 véhicules disponibles en autopartage dans le réseau Citiz.

Archives Fabien Cottereau

Dix voitures pour commencer

Marion Pichery souhaiterait que le projet rejoigne le réseau Citiz, un groupement d’une quinzaine de coopératives en SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) déjà bien implanté en France. La militante explique que « l’objectif à long terme est évidemment de réduire la place de la voiture individuelle dans les villes ». Elle espère lancer l’aventure avec un premier parc automobile de 10 véhicules de tailles différentes sur le BAB.

Elle a déjà approché les mairies de Bayonne, Anglet et Biarritz pour leur présenter le projet ainsi que le Syndicat des mobilités du Pays basque-Adour, en charge des transports pour tout le Pays basque. Ceux-ci seront invités à entrer au capital de la SCIC. « Il faut compter « 15 000 euros à l’achat pour un véhicule et 1 000 euros par mois pour l’entretien. Le but est de demander aux collectivités de nous aider à financer les cinq premières années, le temps d’arriver à l’équilibre ».

(1) https://bizimugi.eu/bizi-lance-sa-nouvelle-campagne-plus-belle-la-ville-pour-3-km-autrement