Pau – Paris Orly : « L’objectif est de remplir nos avions », affiche Transavia

Transavia propose12 vols aller-retour par semaine. « Notre offre est calibrée par rapport à l’état du trafic actuel et les perspectives que nous pouvons avoir à court terme », précise Nicolas Hénin, directeur général adjoint de Transavia. La crise sanitaire…

Transavia propose 12 vols aller-retour par semaine. « Notre offre est calibrée par rapport à l’état du trafic actuel et les perspectives que nous pouvons avoir à court terme », précise Nicolas Hénin, directeur général adjoint de Transavia. La crise sanitaire est passée par là, avec un impact à la baisse sur la fréquentation aérienne.

Dans son analyse, Transavia regarde l’ensemble de la desserte vers Paris, qui inclut également les trois vols par jour proposés par Air France en direction de Roissy. « Nous proposons 250 000 sièges, développe Nicolas Hénin. C’est 23 % de moins qu’en 2019 mais 35 % de plus que l’été 2021. La trajectoire est de croître pour revenir à des niveaux d’avant crise si le trafic revient. »

Nathalie Stubler, présidente directrice générale de Transavia, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Pau le 28 mars 2022.

Nathalie Stubler, présidente directrice générale de Transavia, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Pau le 28 mars 2022.

Quentin TOP/SUD OUEST

Nicolas Hénin directeur général adjoint de Transavia en charge du commercial, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Pau le 28 mars 2022.

Nicolas Hénin directeur général adjoint de Transavia en charge du commercial, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Pau le 28 mars 2022.

Quentin TOP/SUD OUEST

La conférence de presse organisée à l’aéroport de Pau le 28 mars 2022. En présence notamment du président du Syndicat mixte de l’aéroport Nicolas Patriarche.

La conférence de presse organisée à l’aéroport de Pau le 28 mars 2022. En présence notamment du président du Syndicat mixte de l’aéroport Nicolas Patriarche.

Quentin TOP/SUD OUEST

Les clientèles d’affaires et loisirs visées

L’arrivée de Transavia est accueillie plutôt fraîchement par les élus béarnais. Ils craignent que la clientèle d’affaires pâtisse d’un service au rabais. Transavia met en avant des vols tôt le matin depuis Pau les mardis, mercredis et jeudis. Mais les vols pourraient-ils être annulés si le remplissage n’est pas au rendez-vous ? Les avions de Transavia – aujourd’hui des Boeing puis des Airbus à partir de fin 2023 – ont une grosse capacité, à presque 200 places.

“Le seuil de rentabilité dépend de pas mal de paramètres”

« Il n’y a pas de chiffre pour vous dire quand on annule le vol ou pas, répond la PDG de Transavia Nathalie Stubler. Le seuil de rentabilité dépend de pas mal de paramètres. »

Ajoutez à cela une configuration locale qui annonce de fortes turbulences pour Transavia. L’aéroport de Tarbes dispose également d’une liaison vers Paris Orly. Celle-ci est généreusement financée par l’État et les collectivités locales grâce à une obligation de service public (OSP). Le service est alors garanti sans annulations. Malgré une décision administrative qui lui complique la tâche, c’est Volotea qui tient la corde pour remporter le nouveau contrat. L’agressivité commerciale de la compagnie espagnole est bien connue. Attachez vos ceintures.

« Nous pensons avoir de beaux atouts », veut rassurer Nathalie Stubler. Elle rappelle que Transavia appartient au groupe Air France, donnant accès au programme de fidélité Flying blue et Bluebiz pour les petites et moyennes entreprises. « Ce sont celles qui ont recommencé à voyager de manière assez importante », ajoute Nathalie Stubler.

Transavia vise tous azimuts, jusqu’aux voyageurs « affinitaires » (qui visitent famille ou amis) et loisirs. La compagnie fixe un prix d’appel à 35 euros. Nicolas Hénin résume : « L’objectif est clairement de remplir nos avions. »