On a vérifié : Libourne n’est vraiment pas Poudlard

Le post sur Facebook du Airbnb Harry Potter « oufissime ».

Le post sur Facebook du Airbnb Harry Potter « oufissime ».

capture d’écran

La réponse est oui. Mais ceux qui s’attendent à être logés comme à Poudlard risquent d’être un peu désappointés. Les photos du site Airbnb sur ce « Refuge du sorcier » montrent qu’il s’agit d’un logement composé de deux chambres, de deux lits et d’une salle de bain décorée à l’anglaise avec une peinture figurant une partie de quidditch, ce jeu de balle dans les airs imaginé par la créatrice d’Harry Potter, J.K. Rowling. Et à côté du lit à baldaquin, figure une cage avec une fausse Hedwig, oiseau qui, dans les films, transmet son courrier au jeune sorcier.

Sur place, on constate que le logement, accueillant, propre et fonctionnel, est effectivement décoré « à la Harry Potter ». Le coin près de la cheminée imite le coin détente des pensionnaires de la maison de Gryffondor. Et une énigme attend les enfants. Si les premiers locataires, attendus ce 29 mars, plongent donc dans l’univers Harry Potter, leur logement (80 euros la nuit) n’est en rien une reproduction conforme à l’univers, complexe, de Poudlard tel qu’on le connaît dans la saga.

Les photos du logement « Refuge du sorcier » sur le site Airbnb.

Les photos du logement « Refuge du sorcier » sur le site Airbnb.

Capture d’écran

« Pour un client »

La présentation de ce Poudlard libournais sur les réseaux sociaux est en fait une publicité. Le site Que faire à Bordeaux (plus de 200 000 « abonnés) met en effet en ligne, via une contrepartie financière, des idées de loisirs originales voire décalées en Gironde. « Je n’ai pas eu l’occasion de visiter ce logement », admet le responsable du site Quoi faire à Bordeaux. « Un client m’a demandé d’en faire la promotion. »

Sans avoir visité le logement, il a survendu ce « Refuge du sorcier », quitte à s’affranchir du droit de propriété intellectuelle, comme en témoigne la mention Harry Potter dans le titre. Cette marque appartient en effet à la firme Warner, il en coûte auprès d’elle « un chèque à six zéros » pour l’exploiter. La propriétaire s’était renseignée au préalable : c’est pourquoi elle a nommé son bien « Refuge du sorcier ». Quand elle a vu le post de Quoi faire à Bordeaux mentionnant la marque, elle a immédiatement demandé un courrier signé auprès du responsable du site pour se couvrir en cas de poursuites judiciaires.