On a testé : trouver un emploi saisonnier à Biscarrosse… sans CV !

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De la restauration à l’agriculture, du secteur des loisirs à celui de la logistique, de nombreux emplois saisonniers restent à pourvoir. Tour d’horizon des secteurs qui embauchent le plus

Le timing est idéal. Malgré des premiers jours de mai ensoleillés, le front de mer est, ce jour-là, couvert. Les terrasses ne croulent pas sous les clients. Les managers ne sont pas débordés et peuvent prendre le temps de répondre à la question : « Vous recherchez des saisonniers ? »

Problèmes de logement

Les réponses sont encourageantes dès la première porte poussée, celle d’un café de l’avenue de la Plage. Même si la gérante explique qu’elle a fini par boucler son staff. « Tout le monde cherche. Ça a vraiment été la galère parce que je voulais des gens du coin. Autrement, impossible de les loger : tout est très cher et les campings autour sont déjà tous complets », pointe-t-elle en nous conseillant un nouveau restaurant italien.

Là-bas, l’équipe est en pleine activité à notre arrivée. Le patron s’approche et confirme : « J’ai besoin de monde jusqu’à fin septembre. » L’absence de CV et d’expérience ne le dérange pas : « Quoi qu’il arrive, il faudra faire un essai en situation avant. » Le salaire est compris entre 1 400 et 1 600 euros pour des horaires classiques de restauration, avec coupures. Les pourboires sont partagés.

Sa seule inquiétude : le logement, à nouveau. Pour ne pas fausser les recherches, nous avons préféré dire que nous ne disposions pas de pied-à-terre à Biscarrosse. Le restaurateur nous conseille la plateforme Nomad, qui référence conseils et bons plans logement pour les travailleurs saisonniers.

« En mode saisonnier »

Pour varier les plaisirs, direction le front de mer, vers les nombreuses boutiques de plage. La première, rattachée à une grande marque, ne garantit rien sans CV ni expérience. Dès la seconde, plus confidentielle, c’est le jackpot. La vendeuse nous réoriente immédiatement vers son chef, qui gère, en plus de la boutique, plusieurs restaurants.

Cette fois le café est offert. Le patron demande si on a un peu d’expérience en cuisine. Non ? Alors ce sera du service, « mais c’est en mode saisonnier : tout le monde fait un peu de tout », précise l’homme affable. Pour le salaire, c’est « 1 200 net pour 35 heures. Celles en plus, c’est 10 de l’heure, au ‘‘black’’, et tu en fais autant que tu veux. Certains partent avec 3 000 euros chaque mois. Il n’y a pas de jours de repos en juillet-août. »