Olivier Dussopt réélu en Ardèche lors du second tour des élections législatives 2022

Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion, quitte l’Elysée après le conseil des ministres à Paris, le 14 juin 2022. Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion, quitte l’Elysée après le conseil des ministres à Paris, le 14 juin 2022.

Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion du gouvernement d’Elisabeth Borne, a été aisément réélu (58,74 %) dimanche 19 juin, dans la 2e circonscription de l’Ardèche. Sous les couleurs de la majorité présidentielle, il faisait face à Christophe Goulouzelle (41,26 %), candidat de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Au soir du premier tour, M. Dussopt avait plus de six points d’avance face à son adversaire de l’union des gauches.

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Le ministre du travail est bien implanté dans ce territoire, où il a été élu député en 2007, en 2012 et en 2017 sous les couleurs du Parti socialiste, et maire d’Annonay pendant neuf ans (2008-2017). Il a toutefois changé d’appartenance politique en rejoignant le gouvernement d’Edouard Philippe, fin 2017, et préside, désormais, Territoires de progrès, parti de l’aile gauche de la majorité.

Issu d’une famille modeste, diplômé de Sciences Po Grenoble, M. Dussopt a eu comme mentors Benoît Hamon et Martine Aubry. En 2016, il a fait un pas à droite en soutenant Manuel Valls à la primaire à gauche. Fin connaisseur des collectivités locales, il sera rapporteur de deux textes importants du mandat de François Hollande : la loi de 2014 sur les métropoles et celle de 2015 redécoupant les régions.

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Filet de voix et débit saccadé

En Macronie, Olivier Dussopt gagne ses galons en menant avec les syndicats la délicate réforme de la fonction publique. Le texte, qui prévoit notamment le recours accru aux contractuels, est voté à l’été 2019, sans éruption sociale majeure.

Décrit comme un travailleur acharné, ce ministre à l’allure austère, au filet de voix et au débit saccadé, ne mettra, finalement, pas en œuvre la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires promise en 2017 par Emmanuel Macron et abandonnée après la crise des « gilets jaunes ». Mais c’est naturellement qu’il succède à M. Darmanin, lors du remaniement de juillet 2020, comme ministre délégué chargé des comptes publics. La politique du « quoi qu’il en coûte » mise en place, afin de protéger l’économie durant la pandémie de Covid-19, vient de débuter.

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Président du microparti Territoire de progrès, satellite du parti présidentiel, Olivier Dussopt était régulièrement cité comme l’un des membres du gouvernement appréciés par le chef de l’Etat. Ce dernier l’avait même cité nommément lors de la conférence de presse détaillant son programme présidentiel, le 17 mars. Pour rester ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion au sein du gouvernement Borne, M. Dussopt devait gagner, dimanche 19 juin, car, comme en 2017, les membres du gouvernement candidats à la députation devront démissionner en cas d’échec.

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