Olivier Dussopt lance un cycle de rencontres avec les partenaires sociaux en recevant la CFDT

Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion, à l’Elysée (Paris), le 23 mai 2022. Olivier Dussopt, ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion, à l’Elysée (Paris), le 23 mai 2022.

Vingt-quatre heures après sa prise de fonctions, le nouveau ministre du travail, du plein-emploi et de l’insertion, Olivier Dussopt, a engagé, mardi 24 mai, un cycle de rencontres bilatérales avec les partenaires sociaux. Premier invité : Laurent Berger. Le secrétaire général de la CFDT a été reçu durant une heure avec la numéro deux de sa confédération, Marylise Léon, et deux secrétaires nationaux – Yvan Ricordeau et Frédéric Sève. Le fait que ces séries d’échanges commencent par la centrale cédétiste n’est sans doute pas anodin : Emmanuel Macron et le gouvernement d’Elisabeth Borne veulent essayer de détendre les relations avec le syndicat numéro un, résolument opposé – comme tous les autres – à la réforme des retraites.

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Sur le report à 65 ans de l’âge d’ouverture des droits à une pension, « on a redit qu’on ne souhaitait pas du tout traiter le sujet (…) durant l’été », a déclaré M. Berger à l’issue de son tête-à-tête avec M. Dussopt. « Je crois que ce n’est pas d’actualité pour nous, il faut être sérieux », a-t-il ajouté. Un vœu qui sera peut-être exaucé car la première « préoccupation du ministre, c’est la question du pouvoir d’achat », selon le leader de la CFDT. M. Berger souhaite qu’« une conférence » soit « très très vite » organisée sur cette thématique, « avant la présentation de la loi » qui contiendra différentes mesures pour soutenir le niveau de vie des ménages, le but étant que « chacun puisse faire valoir ses propositions ».

Premier contact positif

Le responsable cédétiste a qualifié de « bonne nouvelle » la confirmation, mardi matin par M. Dussopt, de la revalorisation des pensions durant l’été. Il a par ailleurs réaffirmé sa demande d’une hausse des minima sociaux. Il a également indiqué que la discussion avec le ministre avait permis d’aborder les ordonnances de septembre 2017 relatives à la réécriture du code du travail. Des textes que la CFDT critique car ils ont appauvri, selon elle, le dialogue social, en particulier dans les entreprises.

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« Il faut revoir [ces ordonnances], a martelé M. Berger. La CFDT ne parle pas de leur abrogation, mais de donner plus de moyens aux représentants du personnel, plus de moyens pour traiter les questions de sécurité et de santé au travail, plus de place pour les suppléants [dans les instances]. »

Le syndicaliste a jugé le premier contact positif. « C’est un bon signe que le ministre du travail veuille rencontrer les organisations syndicales et les organisations patronales assez vite après son arrivée [rue de Grenelle] », a résumé M. Berger. Celui-ci y a vu « une volonté de travailler avec une méthode qui soit celle de la concertation et du dialogue ». Mercredi, M. Dussopt doit rencontrer le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, et le secrétaire de FO, Yves Veyrier.