Nouvelle-Aquitaine : l’ambassadeur de Suisse rajeunit la diplomatie à la force du mollet

Le diplomate s’est lancé dans un tour de l’Hexagone à vélo électrique, à la rencontre de ceux qui tissent des liens entre les deux pays voisins. Cette semaine, il fait étape en Nouvelle-Aquitaine. Qui est plus proche des Alpes qu’on veut bien le croire, assure l’ambassadeur. « Nos échanges avec la région avoisinent le milliard d’euros par an. Et près de 10 000 Suisses y vivent. D’ailleurs, je commence à les comprendre. » Lundi, Roberto Balzaretti a entamé son périple dans le Sud-Ouest du côté de Saint-Émilion. « J’ai vu quelques châteaux. Je crois que je vais demander à Berne d’y transférer notre ambassade. »

« Je voulais aller dans les régions pour mieux les connaître. Mais je voulais le faire d’une façon très suisse, c’est-à-dire légère et sympathique »

Cette idée de faire de la diplomatie à la force du mollet, c’est lui qui l’a eue. « Je voulais aller dans les régions pour mieux les connaître. Mais je voulais le faire d’une façon très suisse, c’est-à-dire légère et sympathique. Et il se trouve aussi que la Suisse est un pays où le vélo est très présent, notamment dans les mobilités professionnelles. » La douceur du déplacement déteint d’ailleurs sur les rencontres. « En arrivant en survêtement, on s’affranchit du formalisme habituel. »

Chaussures de sport plutôt que souliers vernis : « En arrivant en survêtement, on limite tous les obstacles du formalisme habituel ».

Chaussures de sport plutôt que souliers vernis : « En arrivant en survêtement, on limite tous les obstacles du formalisme habituel ».

Gw. B.

Contre-pied

Mais s’il s’habille sport, c’est pour mieux faire de la diplomatie. Notamment en rappelant l’étroitesse du lien franco-suisse, mal connue du public. « Qui sait que la Suisse est le deuxième investisseur en France, devant l’Allemagne et juste derrière les États-Unis ? », interroge ce natif de la suisse italophone.

À Cestas, Roberto Balzaretti a pu découvrir les installations de SGS, leader dans le testing de pièces industrielles… Ici, le vélo électrique, on connaît bien. « Parmi nos clients, il y a beaucoup de sociétés de l’industrie automobile. Mais aussi, de plus en plus, nous certifions des pièces pour les mobilités douces », explique Fabien Friche, qui dirige le laboratoire.

Dans les locaux de SGS, on teste la résistance de pièces électriques aux vibrations et à de brusques variations de températures. De gauche à droite : Alain Guy, président de SGS France, Fabien Friche, qui dirige le laboratoire, Roberto Balzaretti et Xavier Alonso, journaliste de la RTS.

Dans les locaux de SGS, on teste la résistance de pièces électriques aux vibrations et à de brusques variations de températures. De gauche à droite : Alain Guy, président de SGS France, Fabien Friche, qui dirige le laboratoire, Roberto Balzaretti et Xavier Alonso, journaliste de la RTS.

Gw. B.

« On travaille beaucoup pour la recherche et développement », enchaîne Alain Guy, président de SGS France. Dans un vibrateur équipé d’une chambre climatique, on teste le bon fonctionnement d’une pièce électrique dans des conditions d’usure accélérées. Tout à fait raccord avec l’image de la Suisse défendue par son ambassadeur : « Innovation et durabilité ».

Après sa visite à Cestas, l’ambassadeur va traverser les Landes, direction les Pyrénées-Atlantiques.

Après sa visite à Cestas, l’ambassadeur va traverser les Landes, direction les Pyrénées-Atlantiques.

Gw. B.