N’en jetez plus : les échos politiques satiriques de la semaine

À Valorizon, le président Michel Masset ne chôme pas depuis qu’il est aux manettes. « Il nettoie les écuries d’Augias », dit même un connaisseur du dossier. Déjà passablement au feu afin de faire avaler la potion amère d’une augmentation des cotisations des intercos pour absorber la hausse vertigineuse du coût des déchets (en raison entre autres du retard pris en la matière faute de courage politique par le passé), le maire de Damazan s’emploie à liquider des vieux dossiers. Et notamment celui du maire de Fumel, Jean-Louis Costes, qui a repris son poste de directeur…

À Valorizon, le président Michel Masset ne chôme pas depuis qu’il est aux manettes. « Il nettoie les écuries d’Augias », dit même un connaisseur du dossier. Déjà passablement au feu afin de faire avaler la potion amère d’une augmentation des cotisations des intercos pour absorber la hausse vertigineuse du coût des déchets (en raison entre autres du retard pris en la matière faute de courage politique par le passé), le maire de Damazan s’emploie à liquider des vieux dossiers. Et notamment celui du maire de Fumel, Jean-Louis Costes, qui a repris son poste de directeur à temps partiel après un long arrêt maladie. Les deux parties sont tombées d’accord pour se séparer en juin. Un protocole est en cours de négociation. Le Fumélois (un gaulliste social hein), occupant un emploi de fonctionnaire, Valorizon devra lui payer ses indemnités durant deux ans. Une paille ? « Même en le remplaçant durant ces deux ans, le syndicat y gagnera », dit-on en interne. Oh ?


N’ira pas

Son nom circule depuis quelques semaines à un point qu’ils sont quelques-uns (les candidats à l’investiture de la majorité présidentielle sur la 1re circonscription Agenais/Albret) à avoir des sueurs froides. Thibault de Cacqueray, conseiller du Premier ministre Jean Castex, n’avait semble-t-il qu’un mot à dire pour être désigné. Le jeune Énarque souhaiterait s’aguerrir avant de se lancer. Sauf coup de théâtre, il n’ira pas. Cela devrait en rassurer quelques-uns.

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On s’est fait réprimander par un militant socialiste : « C’est dur d’écrire que Marie Boudet [candidate PS sur la 1re circonscription du Lot-et-Garonne NDLR] est inconnue du grand public ! » Réponse : « Ben, c’est le cas non ? » Réponse : « Bon, c’est vrai que moi-même je la connaissais pas y a encore six mois… »

Supersize me

Nicolas Lacombe s’est offert un bel acte de contrition à la lecture d’un article de « Sud Ouest » relatant la vente du McDonald’s du Pin à Agen. Le maire de Nérac y concède : « En 1993, la distribution de tracts sur le parking du Pin à Agen, contre le modèle MacDo, a été mon premier acte militant alors que je venais d’adhérer au PS et au Mouvement des jeunes socialistes… Vingt-cinq ans plus tard, en tant que maire, j’inaugurais celui de Nérac. » Ce à quoi un suiveur lui a répondu : « On se droitise en vieillissant ou on était plus facilement influençable quand on était jeune ? » Vous avez quatre heures.

Scène de ménage

Manivelle ou boomerang, peu importe. C’est Christian Girardi qui l’a pris en retour pour avoir décidé de ne plus accueillir dans sa ville d’Aiguillon une antenne des Restos du cœur. Le maire voudrait nettoyer sa ville, selon la présidente des Restos. Alors cette semaine, Laurence Ducos, élue d’opposition et conseillère départementale, a vidé son sac sur le perron de l’hôtel de ville occupé par l’ancien agriculteur LR, qualifié « d’antisocial à sang froid ». Et puisqu’on en est aux questions de température, rappelons que ce n’est pas en cassant les thermomètres qu’on fait baisser la fièvre.

L’amour du risque

L’élu agenais Bertrand Girardi est un intrépide. Et pas seulement parce qu’il a accepté l’investiture LR aux législatives sur la 1re circonscription du Lot-et-Garonne. On se souvient en effet que le commerçant, qui a repris sa carte à la fédé 47, s’était fait taper sur les doigts par Jean Dionis, il y a un an. Le maire d’Agen lui avait sucré sa délégation pour sanctionner sa candidature aux élections départementales sur le canton d’Agen 2. On craint que ses tickets restos ne résistent pas à cette nouvelle aventure.

À la russe

Le sénateur Jean-Pierre Moga a fait le pied de grue, ce mercredi, devant l’ambassade de Russie, avec plusieurs autres de ses collègues de la Haute assemblée pour demander un cessez-le-feu en Ukraine et l’assistance aux civils. Une initiative qui n’a pas eu l’heur de plaire aux diplomates, qui ont non seulement snobé les parlementaires mais aussi demandé aux forces de l’ordre de disperser ce désagréable rassemblement. Le Tonneinquais, membre du groupe d’amitié France-Russie, raconte : « On leur a dit qu’ils n’étaient pas à Moscou et qu’ils ne pouvaient pas faire ça. »

Sans concession

La réaction du garagiste agenais Serge Pujol n’a pas traîné quand le soutien de Zemmour a appris la situation de Jean-Pierre Moga. Le sénateur est accusé de harcèlement moral par une ex-collaboratrice parlementaire. L’affaire sera jugée par les prud’hommes. « Pour un ancien CGT, il a belle mine… Et ça donne des leçons », s’est empressé Pujol, sur les réseaux sociaux. À la prochaine révision, on lui conseille le chapitre sur la présomption d’innocence. Quant à dire que l’ancien chef de labo de la Seita, encarté UDI, est un ancien cégétiste…

Sans moi

Pas candidat et fier de l’être. Ou déçu que personne ne s’étonne qu’il n’y pense même pas en se rasant le matin. Le maire de Villeneuve, Guillaume Lepers, le répète donc à qui veut l’entendre : les législatives, ce sera sans lui. Une décision qui, avec la règle sur le cumul des mandats, semblait pourtant évidente pour l’ancien suppléant du député Jean-Louis Costes. Emporté par la vague En Marche, le maire de Fumel juge d’ailleurs la marche si haute que le risque d’essuyer un nouveau revers (ce serait le troisième) le fait hésiter. On le comprend.

Dialogue de feu