Métropole bordelaise : quand le site messagerie de Bègles suppléait Armagnac

1994-2022 : où l’on mesure le gouffre qui sépare les débuts et la fin annoncée de l’actuelle plateforme Colissimo. Dans l’édition de « Sud Ouest » en date du 5 octobre 1994, l’ouverture prochaine du nouvel équipement béglais s’inscrivait, là aussi, dans un maillage national de plateformes de nouvelle génération. Avec l’ambition pour La Poste de conforter sa place de numéro 1 du transport des paquets, à l’époque apanage quasi exclusif des entreprises : 93 % du marché en volume, la vente par correspondance pesant pour moitié.

La « plateforme messagerie » de La Poste à Bègles est entrée en service en 1994.

La « plateforme messagerie » de La Poste à Bègles est entrée en service en 1994.

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La fin des sacs postaux

« Les vieux sacs postaux, cauchemar des aspirateurs et des asthmatiques, seront tous remplacés par des conteneurs », poursuivait alors « Sud Ouest ». Et si La Poste avait jeté son dévolu sur le quai béglais, c’était tant pour rationaliser le service de messagerie, éclaté sur « 95 sites », que pour épargner aux chauffeurs de fastidieuses manœuvres à Armagnac. Un dernier chiffre, qui permet de mesurer l’accélération de l’e-commerce : dans la France de 1994, « 1 million de colis par jour » était trié par La Poste. Sur toute l’année 2021, 505 millions ont été livrés, et le milliard devrait être franchi d’ici 2030, indique Yann Briand, chef de projet plateforme de Cadaujac.

Dans la France de 1994, « 1 million de colis par jour » était trié par La Poste. Sur toute l’année 2021, 505 millions ont été livrés