Météo : une vague de froid attendue en fin de semaine, quelques gelées et de la neige à prévoir

Météo France

Gelées modérées

« On va passer de températures au-dessus des normales à cinq ou six degrés en dessous des normales de saison, avant de revenir à des températures plus classiques après », confirme Olivier Proust, prévisionniste à Météo France. Des gelées modérées sont attendues dans plusieurs régions. « Il y aura un changement radical de temps dans le Sud-Ouest avec de faibles gelées », assure le météorologue. Le Dauphiné, le bassin parisien et le nord-est de la France seront aussi concernés.

« En l’espace de quelques jours, certaines minimales vont devenir les maximales. Cet épisode rappelle celui de l’année dernière entre fin mars et avril 2021, où il y avait eu des gelées », explique Jocelyn Defawe, prévisionniste à Météo France. L’épisode d’avril 2021 avait été particulièrement dévastateur pour les cultures françaises, notamment les vignobles. Ces gelées avaient causé la perte d’un tiers de la production viticole française, soit environ deux milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la filière, selon les estimations du syndicat agricole FNSEA. Toutefois, l’épisode de cette semaine sera bien plus faible qu’en avril 2021. « Les gelées seront moins importantes que l’année dernière. On ne devrait pas enregistrer des dégâts sur toutes les cultures », tempère Mathieu Regimbeau, ingénieur en agrométéorologie à Météo France

Végétation précoce

Si cet épisode d’alternance chaud – froid est « tout à fait normal » pour la saison selon les prévisionnistes, la seule inquiétude concerne les conséquences de ces gelées sur les végétations, en avance cette année. Matthieu Regimbeau note « certaines similitudes par rapport à l’année dernière avec des gelées prévues après un épisode assez chaud qui a fait que la végétation a redémarré plus tôt ». Cette précocité de la végétation peut la rendre plus vulnérable aux gelées.

Les météorologues observent aussi que les dates de dernières gelées de l’année sont de plus en plus précoces dans le calendrier, au moment où la végétation est plus sensible car elle vient tout juste de sortir avec les beaux jours. Et cela devrait s’accentuer avec le réchauffement climatique, préviennent-ils.