Mérignac : le chantier du stade nautique maintient le cap d’une ouverture en décembre 2022

Vue de la façade sud vitrée du stade nautique.

Vue de la façade sud vitrée du stade nautique.

O.D.

Grand bassin mobile

Clairement, l’ouvrage a bien avancé depuis le lancement du chantier en novembre 2020. Le bâtiment s’impose au sein du complexe Robert-Brettes. La piscine olympique de 50 mètres, qui déroulera dix couloirs de nage, est creusée. Le choix a été fait de privilégier des parois en inox. « Ce procédé est plus fiable, plus pérenne qu’un bassin carrelé qui demande des reprises à chaque vidange. Les premiers équipements en inox ont vu le jour en Allemagne et en Autriche dans les années 70. Certains d’entre eux sont toujours utilisés », affirme Arnaud Rey, directeur de projet chez Eiffage Construction.

Autre spécificité du grand bassin, il sera mobile. Un quart du fond pourra se relever jusqu’au niveau du sol (l’eau passera au-dessous). Cette modularité permettra d’organiser des séances de natation scolaire et des événements, comme des concerts aquatiques par exemple. Le cahier des charges prévoit une homologation par la Fédération française de natation pour recevoir des compétitions de natation, natation synchronisée et water-polo. Des tribunes de 1 200 places assises (900 d’un côté, 300 de l’autre) bordent déjà la piscine olympique. Les vestiaires collectifs dédiés aux scolaires et aux clubs sportifs seront séparés des vestiaires dévolus au reste du public.

Autre changement notable depuis la visite officielle de septembre 2021, la charpente métallique de 50 mètres de portée coiffe désormais le bassin. « Elle est arrivée en quatre éléments et a été assemblée au sol. Sa mise en place s’est faite avec une grue à tour », précise Arnaud Rey. Le toit est posé.

Le grand bassin offre une vue imprenable sur le stade de rugby.

Le grand bassin offre une vue imprenable sur le stade de rugby.

O.D.

Bien-être et aires ludiques

Un mur-rideau vitré parcourant la façade sud fait entrer la lumière, ouvrant une perspective sur le stade de rugby et la piste d’athlétisme de Robert-Brettes. De l’intérieur, les baigneurs pourront accéder à un bassin nordique situé à l’extérieur (5 lignes d’eau de 25 mètres) et une zone de détente ludique de bien-être.

À quelques mètres de là, la structure en béton du water jump est également montée. Sujet de crispation avec le voisinage, cet élément ludique a été remanié. Des arbres plantés cacheront d’ici quelques années l’arrière du water jump. « Les rampes les plus hautes étaient à 10 mètres, on les a abaissées à 7,50 mètres. En plus des écrans acoustiques, on a fait pivoter l’ouvrage vers le bassin nordique pour limiter la propagation du bruit », explique Nicolas Dauba, directeur du service des sports de la Ville. Le stade nautique déploiera également un bassin ludique intérieur avec rivière et jets d’eau, un bassin d’activités et d’apprentissage, une pataugeoire et une aire de jeux d’eau pour les enfants. À noter encore, une emprise dégagée pour la pose d’un grand toboggan faisant le lien entre les deux niveaux.

Un bassin nordique extérieur jouxte la paroi vitrée du stade nautique

Un bassin nordique extérieur jouxte la paroi vitrée du stade nautique

O.D.

À l’étage justement, les cloisonnements font déjà apparaître l’espace de bien-être, avec un bassin de détente (eau à 32°C), un bassin froid (eau à 15°C) en sortie de hammam double ou de sauna, une grotte de sel, un solarium et un jacuzzi extérieur. Un espace de remise en forme se déclinera en plusieurs salles. Les architectes du projet (l’agence Chabanne Architecte et Blamm Architecture) ont imaginé des jeux de transparence entre les bassins pour créer des interactions visuelles.