Mérignac : la Ville va produire de l’électricité pour ses bâtiments et vendre le surplus à des tiers

Gérard Chausset, adjoint délégué au domaine public et aux travaux.

Gérard Chausset, adjoint délégué au domaine public et aux travaux.

Olivier Delhoumeau

« Si nous n’avions rien fait depuis cette date, nous paierions 500 000 euros de plus aujourd’hui », assure Gérard Chausset, adjoint délégué au domaine public et aux travaux. Cette année, la collectivité entend tester un nouveau dispositif : l’autoconsommation collective. Le principe consiste à devenir producteur d’électricité pour autoconsommer l’énergie générée et vendre l’éventuel surplus à un ou plusieurs tiers à un prix attractif au regard du marché.

Deux quartiers sont concernés par cette expérimentation, à commencer par la Glacière. Des panneaux solaires s’étendent déjà sur le toit de la cité scolaire. D’autres viendront coiffer la Maison des habitants en cours de construction. La puissance installée sur ces deux bâtiments s’élèvera à 156 kWc (kilowatts-crête). De quoi fournir l’électricité à l’équivalent d’une soixantaine de logements. Dans le cas présent, l’énergie produite alimentera le groupe scolaire, la Maison des habitants et des écoles de Bourran. Le surplus dégagé sera probablement vendu aux deux résidences habitat jeunes (foyers de jeunes travailleurs). « On ne va pas couvrir l’ensemble de leur consommation. Elles auront besoin d’acheter de l’électricité auprès de leur fournisseur habituel. Mais c’est de l’énergie renouvelable dont elles pourront profiter à un prix stable. Ce système est désormais permis par la loi. »

Économie escomptée de 21 000 euros

Le raccordement des panneaux photovoltaïques au réseau Enedis est prévu en juin-juillet, pour une mise en service en fin d’année. La Ville va dépenser près de 185 000 euros à la Glacière. Un retour sur investissement est attendu au bout de quinze ans, en considérant le prix de l’électricité en vigueur aujourd’hui.

Au Burck, les panneaux solaires d’une puissance de 100 kWc équiperont le château (Maison des habitants). La production fournira le site même, la crèche voisine et diverses écoles. Quant au surplus, il sera revendu au domaine de Fantaisie, situé aux Eyquems. Dès la mise en service dans les deux secteurs géographiques, la Ville évalue l’économie escomptée sur la facture d’électricité à 21 000 euros par an.