L’Union régionale HLM recherche des solutions au manque de logements sociaux

Devant un parterre de partenaires publics et privés, Muriel Boulmier ne s’est pas contentée de constater mais a rappelé le contexte international et économique auquel est confronté le bâtiment qui rajoute une contrainte supplémentaire à la problématique de l’insuffisance de logements sociaux : « La guerre en Ukraine et l’épidémie de Covid ont entraîné des pénuries de matériaux et un allongement des délais. Les coûts de construction ont augmenté de 40 %. Parallèlement, le rêve de l’accession à la propriété des ménages les plus modestes se heurte au mur de l’inflation. Sans parler de la loi Climat et Résilience qui met un frein à l’artificialisation des terres. Tous les fonciers vont être regardés comme des pierres précieuses… »

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Des pistes pour faire face

Les organismes HLM ont des pistes pour faire face à ces contraintes. « Beaucoup d’élus nous connaissent mal et ignorent certaines de nos compétences comme celle de faire du portage foncier. Ce que nous allons rappeler dans un livre blanc. » L’Union régionale HLM salue également la mise en place des comités territoriaux de suivi de la production de logements qui permettent « de réunir l’ensemble des acteurs et de lever certains freins administratifs à l’avancement des travaux. »

Elle avance aussi une proposition de Véfa (Vente en l’état futur d’achèvement ) inversée pour les prompteurs privés, une politique de reconquête des combles et de plans ascenseurs dans les zones urbaines où le foncier fait défaut et un remodelage des dents creuses en habitat désirable en zones rurales. « le tout en gardant à l’esprit que désormais nous ne pouvons plus décorréler l’habitat de la mobilité… et de la couverture numérique. »