Lot-et-Garonne : un projet photovoltaïque flottant sur le lac de l’ancienne gravière de Birac-sur-Trec

« Nous allons laisser un registre à la mairie pour les observations éventuelles des citoyens », indique Marlène Potée, cheffe de projets chez QEnergy. Concrètement, il s’agit d’installer en deux îlots distincts des panneaux solaires sur environ 3 hectares de la surface du lac (qui en fait 8), à l’extrême sud-est du territoire de la commune, qui appartient aujourd’hui à des propriétaires privés. La puissance de la centrale reste somme toute modeste, puisqu’à terme, elle sera capable de couvrir les besoins électriques annuels de 1 900 personnes.

À 100 mètres de la route

Pourquoi s’implanter à Birac ? L’énergéticien, qui compte 5,4 gigawatts de projets en développement en France, met en avant le potentiel solaire du Lot-et-Garonne, bien connu, l’absence de zonage réglementaire ainsi que la disponibilité de ce site sans activité depuis la fin de l’exploitation de la gravière dans les années 2000 et par ailleurs éligible à une participation financière de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ce dernier point est crucial pour QEnergy, car c’est ce qui lui permettra de parvenir à l’équilibre financier du projet en s’assurant un tarif de rachat fixe de l’électricité produite sur les trente prochaines années.

Le lac de l’ancienne gravière se situe à l’extrême sud-est de la commune de Birac-sur-Trec.

Le lac de l’ancienne gravière se situe à l’extrême sud-est de la commune de Birac-sur-Trec.

Google Maps

Outre les panneaux solaires, trois bâtiments (pour une surface totale de 85 mètres carrés) seront construits en bordure de route sur la partie nord du lac, correspondant aux postes de livraison et de transformation de la centrale, située au milieu de terrains agricoles. « Nous sommes peu invasifs en termes d’impact visuel », estime Marlène Potée, qui précise que les premiers panneaux solaires seront à 100 m de la route.

PLU à modifier

En outre, un espace pédagogique (avec tables de pique-nique, bosquets et panneaux d’information) sera créé le long de l’accès au site, ainsi que l’a demandé la commune. Un facteur supplémentaire d’acceptabilité, alors qu’un projet du même type, à Leyritz-Moncassin, mobilise contre lui la population. « Nous ne pressentons pas d’opposition particulière », rassure la cheffe de projet, qui compte déposer une demande de permis de construire « d’ici à la fin du printemps ou au début de l’été ».