Lot-et-Garonne : « La prévention du suicide est d’abord une affaire de proximité avant d’être une affaire de spécialistes »

Sans détour, Jean-Luc Douillard a déroulé les facteurs de risque suicidaire, avec des chiffres à l’appui, au cours d’une première réunion de travail, jeudi 24 mars à la cour d’appel d’Agen, sous l’égide de son premier président, Stéphane Brossard.

Plus d’une centaine d’alertes ont été déclenchées au cours du mois.

Plus d’une centaine d’alertes ont été déclenchées au cours du mois.

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Après la signature de la convention de déploiement le 2 décembre, chaque tribunal judiciaire a désigné parmi les magistrats ou greffiers en charge des procédures collectives les sentinelles qui auront pour mission de proposer aux justiciables en difficulté le dispositif et de les orienter vers son soutien psychologique. « Nous l’ouvrons aux exploitants agricoles, professions libérales et présidents d’associations. »

Modalités et financement

« Je sais que ça marche, et que ça a du sens, ici, sur notre ressort », a assuré Stéphane Brossard. Le premier président de la cour d’appel d’Agen a souhaité réunir les parties prenantes du dispositif afin d’en définir les modalités pratiques pour les agriculteurs en difficulté, en complément des actions déjà mises en œuvre et explorer les modalités de financement. Une première expérimentation nationale au niveau des tribunaux judiciaire.

« La prévention du suicide est d’abord une affaire de proximité avant d’être une affaire de spécialistes », a appuyé le psychologue en insistant sur la nécessité d’aller à la rencontre des agriculteurs sur les exploitations.