Lot-et-Garonne : À la lumière de la hausse des coûts de l’énergie, l’Agglo d’Agen a un plan

Jean-Marc Gilly, vice-président en charge de la voirie et de l’éclairage public.

Jean-Marc Gilly, vice-président en charge de la voirie et de l’éclairage public.

Ma. C.

La réduction du coût énergétique, la maîtrise des pratiques d’éclairage, la modernisation des équipements et la diminution de la pollution lumineuse sont les grands axes du Plan lumière. L’éclairage préoccupe l’Agglo depuis près de dix ans, période à laquelle cette compétence a atterri dans le giron de la collectivité.

19 000 points lumineux

À ces fins, un Plan lumière a été élaboré, et après la première phase de diagnostic, toutes les communes de l’Agglo (1) vont se voir proposer des solutions de remplacement, de modification ou de suppression de leurs lampadaires. « Sachant que ce sont elles qui ont le dernier mot, précise Jean-Marc Gilly. Le recensement a été fait rue par rue, un gros travail mené par les services, et matérialisé sur une carte. Cela fait quatre ans qu’on planche dessus, et les questions énergétiques sont de plus en plus d’actualité… »

« Cela fait quatre ans qu’on planche dessus, et les questions énergétiques sont de plus en plus d’actualité »

En conclusion, 2 500 points lumineux ont été jugés conformes, 8 000 éligibles au « relamping », c’est-à-dire que seule la tête du lampadaire est à changer, et environ 8 000, la même proportion, ne sont pas éligibles. « Il s’agit de réseaux souterrains, anciens, souvent dans les villes centres. Dans certaines rues où cela est classé comme judicieux car ensoleillées, la transformation en équipement photovoltaïque pourrait permettre une économie d’énergie de 100 %. Lorsqu’il n’est question que de changement d’ampoule, l’installation de LED fait baisser de 50 % la consommation et peut atteindre 70 % si on équipe le réverbère d’un dispositif d’extinction, d’abaissement d’intensité ou de détection de présence. »

15 millions d’euros

À l’orée du vote du budget de la collectivité, 15 millions d’euros ont été fléchés pour ce mandat. « On a dû s’adapter. 2023 et 2024 étant de grosses années d’investissement, notamment avec Camélat, le plan lumière va optimiser les choix les plus judicieux, avec pour priorité, les réseaux les plus anciens », pointe le vice-président, en charge de l’éclairage public. L’intégration de la Paps à la collectivité va relancer une nouvelle démarche diagnostique. « On se doit de traiter toutes les communes, petites et grandes, de la même façon. »

Tout en poursuivant l’objectif de réaliser un maximum d’économies d’énergie le plus rapidement possible, Jean-Marc Gilly veut continuer à sensibiliser les maires à l’extinction partielle et la baisse d’intensité de l’éclairage public. « Il y aura des mesures incitatives. Par exemple, s’il est décidé de supprimer un point lumineux là où ce n’est pas pertinent, un candélabre, gratuit, sera posé dans un endroit plus approprié. Il y a les économies d’énergie mais aussi la qualité de l’éclairage. On rattrape notre retard. »