LGV en Sud-Gironde : « Le jour où il y aura des tractopelles, il sera trop tard »

Vendredi 6 mai, 300 opposants étaient réunis au foyer de Bernos-Beaulac, village particulièrement concerné avec près de 9 kilomètres de voies, 150 hectares de terres artificialisées et le fameux triangle ferroviaire qui « menace la vallée du Ciron et sa hêtraie préhistorique ». Les associations anti-LGV (Sepanso, LEA, LGVEA, Barthos, collectif Ni ici ni ailleurs) et de nombreux élus sud-girondins ont pris la parole pour dénoncer un projet « inutile », « coûteux » et « destructeur ».

La maire de Bernos-Beaulac Jacqueline Lartigue-Renouil, devant le maire d’Origne Vincent Dedieu et l’élu lot-et-garonnais Raymond Girardi.

La maire de Bernos-Beaulac Jacqueline Lartigue-Renouil, devant le maire d’Origne Vincent Dedieu et l’élu lot-et-garonnais Raymond Girardi.

A. D.

Les élus au micro : la maire de Bernos-Beaulac Jacqueline Lartigue-Renouil, le conseiller départemental du Sud-Gironde Jean-Luc Gleyze, les sénateurs Hervé Gillé et Florence Lassarade, la députée Sophie Mette. L’élu lot-et-garonnais Raymond Girardi a fait la promotion de la principale alternative à la LGV : la rénovation des voies actuelles. « L’étude Claraco prouve que c’est possible : presque aussi rapide, beaucoup moins coûteuse et moins destructrice. »

Rendre le projet obsolète

Hervé Gillé a complété : « Les mobilités de demain et les nouvelles technologies. » Le sénateur a martelé que l’avis du Conseil d’État sur le plan de financement de la LGV devait être rendu public. « S’il n’a toujours pas été dévoilé, c’est qu’il doit y avoir de grosses réserves. » « Le coût démentiel » et « l’insincérité » de ce plan de financement à 14 milliards d’euros ont été pointés du doigt.