LGV en Lot-et-Garonne : un club d’influence pour la future gare

Les membres fondateurs de ce club TGV, comme il s’en est fondé à travers toute la France.

Les membres fondateurs de ce club TGV, comme il s’en est fondé à travers toute la France.

A. Gr.

Éviter que les habitants ne regardent passer les trains en délaissant le territoire, c’est bien ce qui préoccupe les membres de cette association. « Dès les années 1990, nous avons prévu cette liaison LGV. Avec l’ambition de ne pas être oubliés de ces liaisons entre grandes métropoles », insiste Henri Tandonnet. D’où ce travail très en amont.

Fret et tourisme

Pour que les trains s’arrêtent dans la future gare LGV de Sainte-Colombe-en-Bruilhois, mais aussi pour que la gare de centre-ville et toutes les lignes capillaires qui arrivent à elle continuent de croître. « Nous avons grand espoir dans le fret », souligne Raymond Vall. L’ancien sénateur compte ainsi sur la pression mise sur les entreprises pour réduire leur bilan carbone.

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Et pour drainer du monde du Gers, du Tarn, des Landes, « il faut réhabiliter les petites lignes qui arrivent toutes à Agen ». « Tout le travail va être d’inventer la vie d’un territoire qui va accueillir la LGV », soulignent, unanimes, les membres fondateurs de l’association. C’est tout un monde des possibles qui fait du pied au territoire. Tourisme, développement écologique, économique… « Avec Agen à 2 h 45 de Paris, cela va créer des envies, surtout maintenant que le télétravail est entré dans les mœurs. »

Cela dit, il n’est pas question, pour Henri Tandonnet, de désertifier la rive droite au profit de la rive gauche en plein essor. Pour cette liaison inter-gares, une ligne devrait voir le jour, dès la construction de la LGV, qui serait parallèle au barreau de Camélat. « Avec, pourquoi pas un tram-train, comme ce qui existe en Alsace », rêve Raymond Vall.

Pour cette nouvelle association, toutes les bonnes volontés, toutes les idées sont les bienvenues. « L’Agglo a préempté 16 hectares autour de cette future gare, sans destination précise. » C’est donc le moment pour les particuliers, les associations, les collectivités, de faire fonctionner leurs méninges et d’œuvrer, ensemble dès aujourd’hui, à l’attractivité du territoire de demain.

L’association est ouverte à tous, particuliers, entreprises, collectivités territoriales, avec des tarifs adaptés, de 25 euros à 500 euros pour les collectivités. Renseignements : raymond-vall@orange.fr ou henritandonnet@yahoo.fr