Leur nouvelle vie en Dordogne : ils font souffler un vent d’air frais sur l’activité des gîtes

Originaire de Toulon, dans le Sud-Est, cette ancienne infirmière libérale de 54 ans avait imaginé vivre de la seule activité de ses chambres d’hôtes en déménageant en Périgord en 2021. Mais c’était compter sans la configuration de la maison, qui, dans l’attente de nouveaux travaux, ne tolère guère que la présence d’une seule famille en même temps. « L’ensemble est idéal pour un couple et leurs enfants ou cinq copines qui veulent se retrouver le week-end », indique Sandrine Alarcon. Sauf à ce que les gens se connaissent, c’est compliqué de leur demander de partager la salle de bains et les sanitaires en commun. »

« Retaper » les gens

En attendant de pouvoir s’étendre dans une dépendance de la maison dont la rénovation a été repoussée d’un an, l’ancienne soignante s’est lancée dans l’organisation de séjours de remise en forme à base de yoga et de massages ayurvédiques dans son cocon zen. « J’accueille des gens qui sont vidés de leur énergie et qu’il faut retaper en activant tous les leviers à notre disposition », explique Sandrine Alarcon, qui s’appuie pour ce faire sur une formation pluridisciplinaire de plusieurs années en médecines douces (yoga, neutraining et soins ayurvédiques).

Les clients restent en moyenne quatre jours sur place. « Ils n’ont à se soucier de rien. Je prépare le repas et le gîte tout les aidant à retrouver leur énergie », poursuit la quinquagénaire, qui donne à voir une partie de son travail sur la page Facebook Conseils d’une sorcière verte.

Venus de Suède

Dans le Bergeracois, Christina et Johan Osterlund, les propriétaires de La Libertie, à Campsegret, ne sont pas en reste avec leur complexe de chambres d’hôtes/restaurant, inauguré en 2021 (1).

Originaire de Suède, le couple francophile (et parfaitement francophone) a investi toutes ses économies dans la restauration d’une gentilhommière en pierre typiquement périgourdine, à l’intérieur de laquelle ils ont aménagé cinq chambres haut de gamme et un restaurant gastronomique autonome où il est possible de dîner en arrivant de l’extérieur.

Christina et Johan Osterlund sont les propriétaires de La Libertie, à Campsegret, près de Bergerac.

Christina et Johan Osterlund sont les propriétaires de La Libertie, à Campsegret, près de Bergerac.

La libertie

« Naturellement, les clients qui séjournent dans l’une de nos chambres vont avoir tendance à dîner chez nous comme ils le feraient dans une maison qui fait table d’hôtes, mais nous sommes aussi très heureux de partager nos plats français empreints d’une touche scandinave avec des gens qui viennent passer la soirée chez nous en couple, en famille ou entre amis », indique Johan Osterlund. Novateur, le concept n’a pas mis longtemps à s’imposer. Impossible d’avoir une place sans l’avoir réservée.