« Le Trésor de Toutânkhamon », une exposition pharaonique à la Foire internationale de Bordeaux

L’enfant-roi, qui aurait accédé au trône d’Égypte vers l’âge de 9 ans, serait mort à 19 ans, il y a plus de 3 300 ans. Son tombeau, l…

L’enfant-roi, qui aurait accédé au trône d’Égypte vers l’âge de 9 ans, serait mort à 19 ans, il y a plus de 3 300 ans. Son tombeau, l’un des plus petits de la vallée, était si rempli qu’il aura fallu plus six ans pour transporter les milliers de pièces au Caire.

Du 21 au 29 mai, au Parc des expositions, la Foire internationale de Bordeaux célèbre son retour, après deux ans d’absence en raison de la crise sanitaire, avec une belle exposition sur plus de 2 000 mètres carrés. « Le Trésor de Toutânkhamon » permettra au public, comme Howard Carter mais cette fois pas à la lueur d’une chandelle, de descendre dans la tombe du pharaon, et de voir plus d’un millier de répliques de pièces. Le trousseau funéraire exhumé, et exceptionnel car non-pillé, en compte plus de 5 300. Les principales sont exposées au Musée égyptien, en attendant l’ouverture du futur Grand Egyptian Museum en novembre.

Parcours immersif

À Bordeaux, « Le Trésor de Toutânkhamon » est conçu comme un parcours immersif dans les pas de l’archéologue britannique. Le visiteur accédera à la salle peinte où est entreposé le grand sarcophage, à l’antichambre remplie de statuettes, chars, boucliers…, à la chambre funéraire, à la salle du trésor et à l’annexe. Tous ces objets funéraires ou pratiques devaient servir « magiquement » au défunt roi du Nouvel Empire pour son passage dans le royaume des morts.

« Le Trésor de Toutânkhamon » est conçu comme un parcours immersif dans les pas de l’archéologue britannique

Il y a là des lits dont un pliant, un trône, des jouets d’enfant, des boîtes de nourriture, des statuettes ouchebtis, le coffre-chapelle à canopes renfermant les viscères du pharaon entouré des déesses protectrices Sèlket, Isis, Neith et Néphthys et gardé par Anubis, dieu funéraire à corps de chacal. Et surtout le célèbre masque funéraire et les trois sarcophages gigognes. Les originaux sont décorés d’or massif de Nubie ou de plaques et de feuilles d’or avec pâtes de verre et pierre de lapis-lazuli. La réplique de la pierre de Rosette à la fin de l’exposition, qui a permis le déchiffrage des hiéroglyphes par Jean-François Champollion, sera un clin d’œil pour célébrer les 200 ans de la naissance de l’égyptologie.

Une des pièces de l’exposition « Le Trésor de Toutânkhamon ».

Une des pièces de l’exposition « Le Trésor de Toutânkhamon ».

GUILLAUME BONNAUD/ « SUD OUEST »

Des répliques à l’échelle 1

Francis Barria, co-concepteur et producteur du « Trésor », est déjà venu à la Foire de Bordeaux avec l’exposition « Fabuleuse Égypte ». En 2011, elle avait fait 300 000 entrées. Le commissaire général s’est pris de passion pour l’Égypte antique dans les années 1980, il était alors producteur de spectacles. Cette exposition est entièrement composée de répliques, faites dans des matériaux d’origine et en l’état actuel de restauration des pièces originales. Ces répliques ont été réalisées en Égypte entre 2003 et 2008 par des artistes et ouvriers des Ateliers du Caire. La reconstitution est à l’échelle 1. L’effet, avec scénographie et lumière tamisée, devrait être bluffant et réjouir les « égyptomaniaques ».

« Mon souhait le plus cher est que chacun se délecte de la beauté de ces objets et s’enrichisse de belles choses, précise Francis Barria. Si l’on peut transmettre quelques connaissances sur l’une des découvertes les plus remarquables de tous les temps, notre pari sera gagné. »

Exposition « Le Trésor de Toutânkhamon », du 21 au 29 mai, de 10 heures à 19 heures, au Parc des expositions de Bordeaux, hall 1. Le billet d’entrée à la foire permet la visite.