Landes. Le petit pois, du semis à l’assiette (1/4) : à Solférino, la bataille du légume vert

Les graines doivent être déposées tous les 2 à 3 centimètres.

Les graines doivent être déposées tous les 2 à 3 centimètres.

Philippe Salvat

C’est elle qui fournit les semences et qui assure le planning des semis dans toute sa zone de production, qui va des Pyrénées-Atlantiques à la Gironde, en passant par les Landes et les Hautes-Pyrénées. En ce début de printemps 2022, Bonduelle a mandaté la société Dongieux d’Orx pour procéder à l’acte fondateur de la plante.

Quatre caméras sur le semoir

Ce 19 mars, le temps est sec et la terre n’est plus gorgée d’eau malgré les jours de pluie précédents. L’opération a d’ailleurs été repoussée deux fois en raison de la météo. Le tracteur, pourvu de son semoir, doit donc parcourir les 33 hectares de terre et déposer une graine tous les 2 à 3 centimètres dans les sillons préparés par le propriétaire. « C’était un champ de maïs puis j’ai semé de l’engrais vert pour retenir l’azote pendant l’hiver. Fin février, j’ai passé le disque et la semaine dernière, j’ai fait le labourage, passé la herse et c’est prêt ! » explique Marc Urrugoïty, qui admire le parement minutieux de ses terres comme le faisait déjà son père. Au total, 13,2 millions de graines seront semées (400 000 graines à l’hectare) sur son terrain.

La machine à semer de Sébastien Dongieux.

La machine à semer de Sébastien Dongieux.

Philippe Salvat

Au volant du tracteur, le gérant de la société Dongieux. Ce conducteur de machines expérimenté, qui vient de prendre la suite de son père à la tête de la société, basée dans le sud des Landes, sillonne le territoire du 15 février au 20 avril.

Marc Urrugoïty en plein travail.

Marc Urrugoïty en plein travail.

Philippe Salvat

Chez Marc Urrugoïty, il est arrivé tôt le matin. Il a d’abord parcouru les bords de la parcelle, afin que le GPS enregistre le périmètre. Dans sa cabine, il laisse le tracteur avancer tout seul, les yeux rivés sur les écrans de ses caméras. Elles sont au nombre de quatre et permettent de surveiller l’écoulement des graines depuis le déversoir.

Récolte dans trois mois

« Le petit pois demande beaucoup de main-d’œuvre. Toutes les heures, il faut aller chercher un nouveau sac de semences pour les verser dans le semoir. Cette opération prend environ vingt minutes », explique Sébastien Dongieux.

Chaque semaine, des techniciens agronomes de chez Bonduelle se rendent sur les parcelles. Ce samedi, l’un d’eux discute avec Marc Urrugoïty tout près de la station météo établie sur le terrain. « Elle mesure l’ensoleillement, la température de l’air. C’est pour doser l’arrosage », indique l’agriculteur.

Idem pour les intrants que gère le producteur, sachant que la politique de Bonduelle est de « les réduire au maximum ». Pour ce faire, « les techniciens visitent les parcelles une fois par semaine et font des recommandations tout au long du suivi cultural aux producteurs », indique la société.