Landes. Bric ada brac, le premier vide-greniers permanent géré pour vous

Comme dans un vide-greniers, on trouve de tout pour pas cher.

Comme dans un vide-greniers, on trouve de tout pour pas cher.

Philippe Salvat

Le vendeur particulier, quant à lui, recevra 75 % du fruit de la vente et 25 % reviennent aux gestionnaires du lieu, Lydie Gilbert et Gautier Bouvier – ensemble dans la vie comme dans les affaires – originaires du Maine-et-Loire et de l’Aisne. « Nous avons toujours aimé chiner et faire les brocantes. Nous venons de la grande distribution. Un jour, nous sommes tombés sur un reportage sur Bric ada brac et nous nous sommes dit : ‘‘Pourquoi pas nous ?’‘ Il y a un grand engouement pour la chine, les achats de seconde main, c’est écologique. Et ici, pas besoin d’envoyer des colis, on s’occupe de tout », explique Lydie.

Marre des colis à envoyer

C’est ce qui plaît à Aude, une Montoise de 46 ans, qui a réservé pour la première fois un stand pour deux semaines (28 euros). Son premier travail consiste à étiqueter les vêtements qu’elle met en vente. « Les étiquettes sont fournies, les antivols aussi, c’est pratique. Je vends surtout les vêtements de mes enfants. Je le faisais avec l’application Vinted mais cela me prend un temps fou de faire les colis et de les envoyer. J’ai également participé à des vide-greniers mais c’est épuisant », confie la mère de famille, accompagnée de sa fille. À la fin de la quinzaine, Aude récupérera les gains de sa vente, moins la commission, et ramènera ses invendus à la maison. Sauf si elle choisit de faire un geste solidaire et de placer ses marchandises sur le stand associatif. Les recettes seront alors versées à une association du territoire. La première à avoir été choisie est Matou Landes.

Le magasin Bric ada Brac compte 169 stands.

Le magasin Bric ada Brac compte 169 stands.

Philippe Salvat

Déjà des fidèles

Tout a été pensé dans le moindre détail. Maëva, 27 ans, y trouve son compte. Elle se balade, un mouli-julienne à la main, marqué 3 euros. « Ma mère a le même et j’en voulais un. J’ai vu l’info de l’ouverture de ce magasin sur les réseaux. C’est surtout mon copain qui aime chiner et on fait souvent les vide-greniers ensemble. » À ses côtés, Jonys confirme. « Le principe est pas mal mais la qualité est aléatoire selon les stands », explique le jeune homme. Collectionneur de jeux vidéo des années 1990 et des jouets de son enfance, Jonys s’est aménagé une « geek room » dans le logement du couple, à Saint-Yaguen. « Ce que je fais de tout ce que j’achète ? Je revends, je donne, je fais des cadeaux à mes neveux… »

Dominique, elle, vient toutes les semaines depuis l’ouverture. « On a déjà beaucoup de choses chez nous mais on se fait plaisir. Je fonctionne au coup de cœur et puis ce n’est vraiment pas cher, on ne va pas se priver », dit la grand-mère de 68 ans, un vase doré en forme de couronne à la main, payé 2 euros, et qu’elle destine à sa petite-fille de 7 ans. C’est la magie des vide-greniers…