Landes Auto Rétro : à Dax, déjà quarante-deux ans de passion sur quatre et deux roues

Aujourd’hui, c’est Christian Darrose et Christian Lasserre qui assument la présidence et la vice-présidence : « Au départ, le club ne comptait que des véhicules très anciens. Certains mettaient plusieurs années à restaurer une voiture, mais on était jeunes, on avait la vie devant nous. Aujourd’hui, on a plutôt envie de récupérer des véhicules, de tourner la clef et d’en profiter tout de suite ! Mais heureusement, il y a des jeunes qui sont tout autant passionnés. »

Il y a eu la période Traction, et puis, depuis quelques années, le club s’est ouvert aux youngtimers, pour rajeunir aussi la moyenne d’âge des membres… Des véhicules des années 1980, comme certaines Renault 5, ont commencé à faire leur apparition. « Nous sommes un club multimarque, nous ne sommes pas sectaires, on accueille aussi les motos, on se retrouve tous les premiers dimanches du mois dans le parc des Arènes pour échanger autour de notre passion, et les gens qui ne sont pas membres peuvent aussi venir échanger avec nous ! »

Jean Dupin et Jean-Paul Louis, deux membres du club, et l’un des premiers véhicules du club, une Amilcar achetée dans les années 1980.

Jean Dupin et Jean-Paul Louis, deux membres du club, et l’un des premiers véhicules du club, une Amilcar achetée dans les années 1980.

Philippe Salvat

« On partait dans les villages »

Christian Darrose constate aussi qu’il n’existait que deux clubs dans le département au début des années 1980, et qu’on en compte aujourd’hui 16 ou 17 rien que pour les Landes. « Avec 100 adhérents, on doit être l’un des plus importants. » Et de se souvenir avec nostalgie de ses premières « sorties de grange » : « Avant, certains membres du club me racontaient qu’ils partaient dans les villages, à la recherche d’un véhicule rare, en posant des questions aux passants… Dans les années 1940, personne ne voulait des voitures de 1920, même des Bugatti ont fini à la ferraille. Aujourd’hui, ça vaut plutôt une petite fortune ! » Il reste cependant des voitures à débusquer, il faut s’armer de patience.

Pour devenir un collectionneur, il faut tout de même compter sur un budget de 5 000 euros minimum. « À ce prix-là, on trouve par exemple des youngtimers, et on aurait jamais cru atteindre ce prix il y a quatre ou cinq ans. Il faut commencer petit, avec un véhicule à restaurer sur plusieurs mois, et petit à petit, on monte en gamme. » C’est aussi un club qui a un peu de mal à se féminiser : « C’est assez rare, mais à la tête de l’association des 5 CV, qui fête le centenaire du modèle et qui sera présente avec nous dimanche dans le parc des Arènes, on trouve une femme. C’est une petite voiture qui était très populaire, qui avait été conçue pour que les femmes puissent les conduire, justement. Il y en a eu de nombreux modèles, on trouve donc encore beaucoup de pièces aujourd’hui. » En attendant, 29 exemplaires seront présents ce dimanche dans le parc des Arènes.