La justice française refuse de restituer un immeuble parisien à la Guinée équatoriale

Teodorin Obiang, le vice-président équato-guinéen, a été définitivement condamné à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amende et des confiscations de biens, après le rejet de son pourvoi en juillet 2021.

Prenant acte de cette condamnation, la Guinée équatoriale avait adressé à la cour d’appel en septembre 2021 une requête en restitution de l’immeuble de l’avenue Foch, affirmant en être le propriétaire « de bonne foi ».

Sur le même sujet


Immobilier à Bordeaux : les prix quartier par quartier

Immobilier à Bordeaux : les prix quartier par quartier

Les prix de la pierre dans certaines rues historiques de la capitale régionale peuvent atteindre les 6 000 euros le mètre carré, comme autour de la place des Quinconces ou du Jardin public. Il faut aller vers Monséjour ou Lestonnat pour avoir des biens qui passent sous la barre des 4 000 euros le mètre carré

Cinéma, hammam, marbre et robinets en or : cet immeuble luxueux de près de 3 000 m², estimé à environ 107 millions d’euros par la justice, est situé dans l’un des quartiers les plus chics de Paris, et a été au cœur d’un bras de fer entre Paris et Malabo.

Lors de l’audience, l’avocat Kevin Grossmann, qui défend l’État équato-guinéen, avait indiqué qu’il ne s’agissait pas du tout de « rouvrir le procès Obiang », comme l’avait écrit Jeune Afrique, ni d’une convocation de M. Obiang par la justice française comme écrit par Africa Intelligence, mais d’une « requête en restitution » de l’immeuble de l’avenue Foch.

« Une pathétique tentative de la Guinée équatoriale »

Selon lui, l’immeuble en question avait été vendu en septembre 2011 par Teodorin Obiang à l’État de Guinée équatoriale (donc avant sa saisie intervenue en 2012), qui en est donc le propriétaire « de bonne foi » et « victime ».