Industrie automobile : des voitures neuves plus rares et plus chères

Conséquence : les coûts de production augmentent. Les constructeurs les répercutent sur les prix. Ils ont aussi tendance depuis quelques mois à délaisser les entrées de gamme au profit des modèles plus rentables et donc plus chers. Logiquement le prix de vente moyen augmente.

Hausse sur toutes les gammes


Sur le site de L’Argus, où on peut suivre l’évolution des prix des véhicules neufs, la Dacia Sandero, en entrée de gamme, est à 10 490 euros en ce mois d’avril. Soit 800 euros de plus en moyenne pour ce véhicule qui est l’un des moins chers du marché. En ce mois d’avril, il faut aussi compter 500 euros de plus pour les Citroën C3 sur cette même période. Le SUV Peugeot 2008 a, de son côté, augmenté de 2 670 euros en deux ans. Ces hausses n’épargnent pas l’électrique. La Tesla Model 3 aurait aussi connu une hausse de 6 000 euros en quelques mois, cite BFM TV.

Délais de livraison allongés

Autre conséquence : le ralentissement de la production entraîne des délais d’attente plus longs pour obtenir son véhicule neuf. Certains modèles demandent de la patience, avec un an d’attente avant livraison.

Selon “Les Échos”, certains constructeurs sont de plus en plus réticents à enregistrer de nouvelles commandes de véhicules neufs. Une situation qui illustre un peu plus un début d’année 2022 calamiteux pour le secteur de l’automobile. Volkswagen aurait ainsi 650 000 commandes pour une production annuelle de 400 000 véhicules.

Combien de temps la situation va-t-elle durer ? La guerre en Ukraine qui s’enlise et la reprise de l’épidémie de Covid en Chine pourraient compliquer la donne. La flambée épidémique en Asie suivie de strictes mesures sanitaires pour l’enrayer pèse sur les grands constructeurs internationaux. Shanghai, qui dispose d’un des plus importants ports du monde, est un point d’entrée et de sortie capital des marchandises en Chine. Et le confinement de la métropole portuaire entraîne de nombreux retards logistiques.

Répercussion sur l’occasion

Le prix de vente moyen des véhicules ne devrait pas revenir à son niveau d’avant-crise. Par ailleurs, durant cette même période, la transition du thermique vers l’électrique a été accélérée.