Immobilier en Gironde : à Floirac, Eqlo, un projet co-conçu avec ses futurs habitants

Le configurateur créé par Pascal Gontier permet d’accompagner la démarche sur des aspects très techniques, pour créer son logement sans mètres carrés résiduels, avec une liberté qui peut aller très loin, pour des logements sur-mesure. Quatre volets sont concernés par cette démarche d’habitat capable : volume habitable, espaces intérieurs, façade et balcons.

Les futurs habitants des logements ont participé à la personnalisation des logements.

Les futurs habitants des logements ont participé à la personnalisation des logements.

GUILLAUME BONNAUD/ « SUD OUEST »

« Le projet coûte un peu plus cher mais avec le promoteur nous avons fait le choix de ne pas le répercuter sur le prix de vente des logements. Avec ce système, les acquéreurs se sont approprié le concept, et le projet, sans réduire la surface globale, est passé de 30 à 24 logements : il en ressort que les T2 sont 13 % plus grands, les T4 11 % plus grands », précise Pascal Gontier qui se dit heureux que le promoteur Quartus l’ait accompagné dans cette démarche.

Généraliser cette personnalisation

« Ce projet a nécessité un important travail de pédagogie, un peu comme dans l’habitat participatif », précise Guillaume Augier, directeur de l’activité sur le territoire Nouvelle-Aquitaine chez Quartus. « Les habitants ont été associés au projet avant le dépôt du permis de construire, puis lors du permis modificatif qui a été très vite instruit. Nous avons d’abord défini le volume avant de réaliser le contrat de réservation, puis nous avons donné le pouvoir aux habitants. Certains ont tout inversé. Pascal Gontier a validé pour certains des versions de plans qui avaient été retravaillées cinq à six fois par les cocréateurs. Nous avions défini 30 % d’ouverture de façade minimum. Tous pouvaient agrandir leurs balcons. Un T3 est ainsi passé de 10 à 30 m² de balcon, modifiant ainsi la façade, ce qui ,au départ, peut inquiéter les élus dans leur rapport avec le concept. »

Outre les quatre bâtiments, trois maisons individuelles en bois ont été déjà livrées.

Outre les quatre bâtiments, trois maisons individuelles en bois ont été déjà livrées.

GUILLAUME BONNAUD/ « SUD OUEST »

Sur l’ensemble du projet, trois maisons en bois ont été livrées le mois dernier, les autres logements le seront d’ici à cet été. Situé en zone de rénovation urbaine (Anru), le projet affiche un prix moyen au mètre carré de 3 500 euros. « C’est aussi une solution sociétale pour rester vivre à Bordeaux », assure Guillaume Augier.